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Retratos de Identficaçao
Identification photos
© Anita Leandro
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Anita Leandro

IMAGE

Marcelo Brito

SON

Alexandre Nascimento

MONTAGE

Anita Leandro

PRODUCTION / DIFFUSION

Anita Leandro, Pojó Filmes

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Anita Leandro

ISAN : ISAN 0000-0005-1FD4-0000-V-0000-0000-I
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Parmi les nombreuses victimes de la dictature militaire qui sévit au Brésil de 1964 à 1985, un petit groupe de combattants de la guérilla, Chael, Roberto, Reinaldo et Dora, sont arrêtés, torturés, certains tués ou contraints à l’exil. Avant, après leur arrestation, pendant les séances de torture, la police les a photographiés. Accompagnées de rapports officiels, ces images forment la matière qu’Anita Leandro travaille de l’intérieur pour faire sortir de l’oubli le destin de ces quatre-là. Surveiller, réprimer, torturer, documenter, telle était la tâche de la police, créant ainsi de l’archive. Monter ces archives, les répéter, les recadrer, les solariser, les juxtaposer, les surimposer : c’est la tâche du cinéaste, afin de se réapproprier l’histoire, de libérer les archives d’un discours unique. Faire parler par le montage les images de ceux qu’on a voulu faire parler par la torture, voici donc ce qu’Anita Leandro entreprend avec une sobriété qui n’enlève rien à la puissance émotionnelle de ces photographies. Elle double ce travail sur l’archive d’un procédé quasi performatif, contribuant à rendre au récit sa polyphonie. Ainsi, deux des combattants se retrouvent pour la première fois face à leurs photos d’identité judiciaire, et racontent. Leurs voix se mêlent à celle de Dora, filmée pendant son exil au Chili. À travers son destin tragique de guérillera en fuite, ce sont aussi les vies brisées par toutes les dictatures, passées et présentes, qui remontent à la surface. (Charlotte Garson, FIDMarseille 2015)

Among the many victims of the military dictatorship that raged in Brazil from 1964 to 1985, a small group of guerilla fi ghters – Chael, Roberto, Reinaldo and Dora – got arrested, tortured, some of them killed or forced into exile. Before and after their arrest, during their torture sessions, the police photographed them. Together with the official reports, these photos are the material Anita Leandro worked on from the inside to bring these four people’s fate out of oblivion. Watching, repressing, torturing, collecting information, such was the task of the police, which created archives. Showing, repeating, cropping, overexposing, juxtaposing, double exposing these archives, such is the task of the filmmaker, so as to reclaim history, and to free the archives from a one-way discourse. Anita Leandro uses editing to make images talk about those who where actually tortured to talk, and she does so with restraint, never undermining the emotional force of the photographs. Besides her work on archives, she uses an almost performative process that contributes to the polyphony of the tale. Indeed, two fighters see their police photographs for the fi rst time and start to tell their stories. Their voices mix up with that of Dora, who is filmed during her exile in Chile. Through her tragic fate as a runaway guerilla soldier, the lives broken by all past and present dictatorships finally get a chance to resurface. (Charlotte Garson, FIDMarseille 2015)

Distinctions