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© Christin Luettich
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Rafat Alzakout

IMAGE

Rafat Alzakout, Joude Gorani, Juma Hamdo, Farah Kassem

SON

Raëd Younan

MONTAGE

Zeina Aboul-Hosn, Raya Yamisha

PRODUCTION / DIFFUSION

Christin Luettich

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Rafat Alzakout

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Syrie. Un corps ondulant dans le vent, à la lumière du soir, silhouette gracieuse et fragile d’un danseur filmé à même la peau. Tel s’affirme, à revers, le projet de ce premier film de Rafat Alzakout : la beauté et le travail de l’art comme guide pour un film tourné dans la tourmente de la guerre civile alors que les corps deviennent chairs détruites. Nous suivons un petit groupe d’hommes, dont Ahmad le danseur, Taj professeur de dessin et ancien lieutenant, sans oublier, hors cadre mais dialoguant avec eux, Alzakout. Les combats sont proches, mais nous n’en entendrons que le récit, ici une perquisition, là un bombardement. Danser partout où cela est possible, même dans les flaques d’une cour humide, ou partager l’écoute du souffle mélancolique d’une flûte, même avec de supposés ennemis : nous sommes loin du tumulte des images médiatiques mais, paradoxe que déplie le film, en son cœur même. Leur lutte est au moins aussi celle-ci, l’art comme espace de résistance et de liberté, et eux déterminés malgré leurs doutes et leurs peurs, à ne pas y renoncer. Répéter, jouer, danser, quelles que soient les conditions. Ce sera leur quotidien, et aussi leurs rêves pour l’après : qui danser, qui retrouver la femme aimée. D’abord à Manbij, ville du nord de la Syrie, où s’organisent des événements culturels, puis dans ce Home qu’ils investissent, lieu de tranquillité. Et l’exil, loin de cet autre chez soi, la Syrie, mais avec toujours en soi la présence vitale de la possibilité de créer.
(Nicolas Féodoroff, FIDMarseille 2015)

Syria. A body undulating in the wind, in the evening light, a graceful and fragile silhouette of a dancer filmed close to the skin. Such is what is stated, in reverse, in the project of this first fi lm by Rafat Alzakout: beauty and the work of art as a guide for a fi lm shot in the turmoil of civil war while bodies become destroyed flesh. We follow a small group of men including Ahmad the dancer, Taj the art teacher and former lieutenant, without forgetting, unseen but dialoguing with them, Alzakout. The fighting is nearby, but we only hear the story: here a search, there a bombardment. Dancing wherever possible, even in the puddles of a wet courtyard, or else sharing the sound of the melancholy breath of a flute, even with supposed enemies: we are far from the tumult of media images but at its very heart, which is precisely the paradox the film unravels. Their struggle is at least this as well, art as a space of resistance and freedom, and they are determined not to give it up, despite their doubts and fears. Rehearsing, acting, dancing, whatever the conditions. This will be their daily life and also their dream for the aftermath: he who dances will also find his loved one. Firstly in Manbij, city in northern Syria, where cultural events are organized, and then in this Home they occupy, a place of tranquillity. And exile, away from that other home called Syria, but always with the vital presence of the potential within oneself to create.
(Nicolas Féodoroff, FIDMarseille 2015)

Distinctions