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La Permanence
On Call
© Athénaïse
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Alice Diop

IMAGE

Alice Diop

SON

Clément Alline, Séverin Favriau

MONTAGE

Amrita David

PRODUCTION / DIFFUSION

Athénaïse

PARTICIPATION

CNC. Aide au développement renforcé, Angoa-Agicoa

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Athénaïse, Images de la culture (CNC), La Maison du doc, Tënk

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Distributeur(s) :

    Athénaïse

  • Visionner sur

    Tënk

  • Vidéothèque permanente, gérée par la Maison du documentaire, accessible sur place ou à distance et réservée exclusivement aux professionnels de l’audiovisuel.
    En savoir plus
  • Depuis ses origines en 1978, le fonds Images de la Culture, géré directement par le CNC depuis 1996, constitue un outil privilégié pour la diffusion de la culture audiovisuelle en France. Le catalogue totalise aujourd’hui plus de 2700 œuvres documentaires.
  • France | 2016 | 96 minutes
  • Un film de Alice Diop

"On m’a parlé de peuples, et d’humanité. Mais je n’ai jamais vu de peuples ni d’humanité. J’ai vu toutes sortes de gens, étonnamment dissemblables. Chacun séparé de l’autre par un espace dépeuplé." L’exergue de Fernando Pessoa pointe un enjeu fort de La Permanence : dans le défilé de patients d’une permanence aux soins pour nouveaux migrants, jamais le collectif n’éclipse l’individuel, jamais le sociologique n’efface la reconnaissance émue d’une même personne revenant des mois plus tard, amaigrie ou au contraire remplumée. Nous sommes à la consultation de la Permanence aux soins de santé de l’hôpital Avicenne de Bobigny. Une psychiatre à ses côtés, le généraliste s’exprime souvent en anglais, tentant sans faux espoir de réparer des corps et des psychés. Comment aider des êtres battus, affamés, traumatisés avec les maigres moyens de la médecine ? Au fil du temps, des tensions se font jour entre le Dr Geeraert et son administration, ses certificats jouant un rôle dans le processus bureaucratique et l’accès à des soins gratuits. En choisissant de demeurer dans l’huis-clos du cabinet, Alice Diop y souligne les qualités d’écoute des médecins et leur lucidité sur les limites de leur action. Mais elle n’y fait que plus fortement résonner l’extérieur, le vaste hors-champ de misère et de violence qui constitue – aussi – notre société. (Charlotte Garson)

“They spoke to me of people, and of humanity. But I've never seen people, or humanity. I've seen various people, astonishingly dissimilar, each separated from the next by an unpeopled space.” Fernando Pessoa’s epigraph puts its finger on a key challenge for the film, On Call: in the stream of patients visiting the care service for new immigrants, the collective dimension never eclipses the individual, the sociological view never erases our heartfelt recognition of a person who returns months later, even skinnier or instead plumped up. We are in the service of the free medical centre at Avicenne Hospital in Bobigny. Assisted by a psychiatrist, the general practitioner often speaks in English, trying, under no illusion, to repair bodies and minds. How are these beaten, starving, traumatised people to be helped using medicine’s inadequate means? Over time, tensions appear between Dr. Geeraert and his administration, as his medical certificates affect the administrative procedure and access to free care. By choosing to stay in the confines of the surgery, Alice Diop underlines the doctors’ ability to listen and their lucidity as to the limits of their action. In doing so, she accentuates the presence of the outside world, the vast off-screen world of poverty and violence that – also – makes up our society. (Charlotte Garson)

À propos du film
Distinctions