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Long Story Short
© Mass Produced Media
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Natalie Bookchin

IMAGE

Natalie Bookchin

SON

Michael Kowalski

MONTAGE

Natalie Bookchin

PRODUCTION / DIFFUSION

Mass Produced Media

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Icarus Films, BPI - Bibliothèque publique d'information

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Distributeur(s) :

    Icarus Films

  • Film appartenant au catalogue national de films documentaires pour les bibliothèques publiques de la Bpi, en prêt et consultation gratuits dans les bibliothèques de ce réseau.

"Ce que c’est de vivre avec des ressources limitées" : avec pudeur mais bien en face, la centaine d’interviewés que Natalie Bookchin a filmés en Californie dans des soupes populaires, des foyers ou des centres d’alphabétisation racontent la pauvreté aux États-Unis, les façons de vivre avec et, peut-être, de s’en sortir. Au lieu de contrer la frontalité des adresses face-caméra en creusant une profondeur psychologique ou narrative, la réalisatrice fait le choix formel inverse, surprenant : élaborés en partie par les participants eux-mêmes puis montés par sujet et parfois présentés simultanément en split screen, les entretiens convergent de temps en temps jusqu’à une phrase prononcée en un chœur que seul le montage révèle, avant de bifurquer à nouveau en des formulations différentes. À chaque histoire singulière se substitue par moments cette montée d’une voix collective, soudain puissante, à l’encontre d’une représentation de la pauvreté comme exception. L’articulation entre individu et collectif met aussi au jour la façon dont s’articulent dans le système classe, race, violence urbaine et drogue. Le dispositif d’enregistrement individuel et le montage quasi-viral de Long Story Short, inédits sur grand écran, matérialisent une tension déchirante entre l’isolement social et la promesse d’une solidarité. (C.G.)

"What it is like to live with limited resources": discreet but square on, the hundred or so interviews filmed by Natalie Bookchin in Californian food banks, homeless shelters and literacy centres speak of poverty in the United States. How to live with it and how to escape it, perhaps. Rather than avoid the frontality of camera-facing shots by exploring psychological or narrative depth, the filmmaker chooses an opposite and surprising form: the interviews are prepared partly by the narrators themselves, then edited into themes and sometimes presented simultaneously on split screens. They occasionally converge, even to the point of identical sentences, into a chorus that only emerges thanks to the editing, before breaking out again into different expressions. So each individual story gives way at times to the birth of a suddenly powerful collective voice that contra- dicts the representation of poverty as an exception. The articulation between the individual and the collective reveals the way that the class system, race, urban violence and drugs hinge together.The dispositif of individual recording and the viral editing of Long Story Short, unprece- dented on the big screen, concretely translate the agonising tension between social isolation and the promise of solidarity. (C.G.)

À propos du film
Distinctions