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Bons baisers de Moruroa
Greetings From Moruroa
© Aligal Production
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COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"Mon plus grand regret c'est d'avoir contaminé mes filles et, peut-être, mes petits-enfants". Florence Bourel avait effectué plusieurs séjours dans les bases atomiques de Mururoa. Sa fille Marion, a 22 ans, elle est atteinte de plusieurs maladies radio induites et d'un cancer. Comme sa mère, elle aussi a peur de l'avenir : "...et si j'ai des enfants, seront-ils en bonne santé ?".
Le vétéran des essais nucléaires du Polynésie André Potin a passé 5 ans dans les bases de Mururoa. Il a assisté, de très près, à toutes les explosions atomiques atmosphériques.
Florence aussi était fière de travailler pour la grandeur de la France. Là-bas, dans le lagon bleu, là où les bombes explosaient, elle y faisait de la plongée et du ski nautique. "La hiérarchie militaire n'a jamais évoqué de risque, elle nous a seulement dit de ne pas manger le poisson du lagon et de s'essuyer avec un paréo et non pas une serviette. Alors on a pleinement profité...". Florence a fait plusieurs fausses couches avant la naissance de Marion. Depuis 2002, Florence se bat contre le cancer et contre l’armée.
Pourtant, les scientifiques sont formels, les pathologies cancéreuses dont souffrent les vétérans sont bien la cause de leurs séjours sur les bases nucléaires, plus grave encore, les radiations atomiques engendrent des anomalies génétiques.
L'un des grands spécialistes mondiaux du sujet, le généticien néo zélandais Al Rowland : "Nous avons démontré que les vétérans avaient subi des lésions au niveau génétique". Il a observé que, 50 ans après les faits, les lésions continuent d'agir sur les cellules !
Les biologistes français, Jean-Claude Kouyoumdjian et Alain Dubois sont affirmatifs : "il n'y a pas de doute quant à savoir si les effets des radiations peut conduire à des cancers de forme héréditaire".
La hiérarchie militaire et les ingénieurs du CEA ont-ils caché la vérité à cette époque ? L'expert en armement nucléaire Bruno Barrillot en est convaincu : depuis 1960, la hiérarchie militaire, les ministres de la défense et les présidents de la république successifs, étaient parfaitement informés, essai après essai, des risques sanitaires auxquels étaient exposés les populations et les personnels des sites nucléaires.

Between 1966 and 1996, France carried out 193 nuclear tests in Polynesia. During this time, many civilian and military employees from mainland France and Polynesia lived on the atols. Years later, some have developed recurring cancers.
Despite the denials of the military, scientists are certain : the proximity of the explosions is the cause of their illnesses. Even worse, we learn from this film, that their exposure to radiation could bring about genetic malformations that will be transmitted from generation to generation.
Florence Bourel stayed on many occasions in the atomic bases of Mururoa ; "What I regret most is that I contaminated my daughters, and perhaps my grandchildren." Today her daughters are also suffering from illnesses linked to nuclear energy. The youngest, Marion, developed cancer at the age of three and suffers from multiple complaints. Like her mother, she is also scared by the future : "and if I have children, will they be healthy ?"

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