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Call Me Chaos
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Aleksandr M. Vinogradov

IMAGE

Ruslan Geraskin, Imre Sooaar

SON

Charo Calvo, Thuy Hoang Thu

MONTAGE

Aleksandr M. Vinogradov

PRODUCTION / DIFFUSION

Videovam

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Aleksandr M. Vinogradov

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Lorsque Floh, armée de son accordéon, entame sur la Grand-Place de Bruxelles une de ses chansons, c’est avec une énergie rugueuse. Elle porte en elle cet élan de rébellion, cette force d’aller à l’encontre d’un mouvement trop établi, "De ces voies toutes tracées dans lesquels ont nous a mis", dixit sa chanson éponyme au film. Floh vit en marge, elle joue principalement à même le macadam et se coltine le réel en pleine figure. La chanson est pour elle un cri, chanter, une lutte. Inscrites dans la pure lignée de la chanson réaliste, ses chansons sont un pansement pour notre âme mise à mal par le chaos dominant. Comme les chansons d’Edith Piaf, elle ancre ses textes dans la grisaille du quotidien, les tensions de notre société et les conflits du monde. Mais la poésie de Floh est également tissée de ses histoires personnelles et de ses rêves, mis en dessins, animés dans le film. La caméra du cinéaste, la suit, proche, à fleur de peau. Le monde apparaît alors en arrière plan, sombre et flou. La liberté de Floh est insaisissable comme une respiration, le souffle de l’accordéon qui s’emplit d’air avant de poursuivre sa route.
(Madeline Robert)  

When Floh, armed with her accordion, starts one of her songs on the Grand-Place in Brussels, she does so with raucous energy. She has an impulse of rebellion, the strength to go against an excessively established movement, “These mapped-out paths on which we have been placed”, dixit her song with the same name as the film. Floh lives on the fringes, plays mainly on the tarmac itself and confronts reality head-on. For her, song is a cry, and singing is to fight. Part of the pure lineage of realist chanson, her songs are like a bandage for our souls, shaken by the dominant chaos. Like the songs of Edith Piaf, she anchors her lyrics in the gloominess of the day-to-day, the tensions of our society and the conflicts of the world. But Floh’s poetry is also woven with her personal stories and her dreams, illustrated and animated in the film. The filmmaker’s camera follows her, close, sensitively. The world thus appears in the background, dark and blurred. Floh’s freedom is as elusive as a breath, the inhalation of the accordion as it fills with air before continuing on her way.
(Madeline Robert)

Distinctions
  • 2016 : Visions du Réel - Nyon (Suisse) - Compétition Internationale Moyens Métrages