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I Don't Want to Sleep with You I Just Want to Make You Hard
© Ecce Films
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Momoko Seto

IMAGE

Momoko Seto

SON

Emmanuel Chaumet, Quentin Degy

MONTAGE

Nicolas Sarkissian, Momoko Seto

PRODUCTION / DIFFUSION

Ecce Films

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Ecce Films, Agence du court métrage, Tënk

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Dans un bar, des filles légèrement vêtues et des hommes en costard-cravate se rencontrent pour la première fois. Elles sont là pour leur tenir compagnie et ne semblent pas s'opposer à la drague ouverte. Ils boivent, s'amusent et passent la nuit dans ce bar, nouant des relations ambigües, s'adonnant à des jeux lascifs et des conversations pleines de sous-entendus. Sans aller jusqu'au rapport sexuel.

"Difficile d'être un col blanc dans le monde du travail sans pitié et ultra compétitif du Japon postmoderne et capitaliste. "Girls just want to have fun", dit la chanson, mais les hommes semblent avoir le même besoin pressant. Lorsque votre travail vous tue, il existe pourtant des moyens d'évacuer la pression. Cadres las et maris épuisés s'en remettent alors à des hordes de filles terriblement sexy dont la mission est de les divertir avec des fantaisies érotiques qu'ils n'osent pratiquer avec leurs épouses. Ces hôtesses légèrement vêtues travaillent dans des Kyabakura où elles entretiennent des discussions légères avec leurs clients à propos de sous-vêtements, de lingerie et de forfaits sexuels imaginaires et douteux. Attouchements interdits. Tout est dans la parole et l'imagination. Un film sur le sexe à l’état de marchandise : des hommes effrayés par les femmes se raccrochent à l'idée qu'il faut payer pour dominer. Ces transactions financières, substitut d'une virilité idéale, reflètent l'ultime marchandisation des relations et du désir. Un regard amusé sur un monde triste."
(Giona A. Nazzaro)

It is not easy to be a white collar worker in a highly competitive world and tough working environment such as the postmodern Japanese capitalistic society. Girls just want to have fun (as the song goes), but boys seem to be in dire need of it just as much. However, if the job is killing you there are ways of letting some steam off. Enter a flood of incredibly sexy girls whose job is to entertain weary executives and tired husbands who nonetheless harbour erotic fantasies that they do not dare to act out with their wives. Scantily clad, these girls work the Kyabakura clubs and entertain their clients with racy small talk about undies, lingerie and dubious imaginary sexual mischief. No grabbing of private parts allowed. Everything stays verbal. Imaginary. A film about sex as a commodity, where men secretly afraid of women need to believe that they dominate them through the exhibition of money. The economic transaction as a surrogate of an idealised virility that also mirrors the ultimate commodification of desire and relationships. A funny look into a sad world.
(Giona A. Nazzaro)

Thématique
À propos du film
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