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Tempestad
© imienta Films / Cactus Films / Terminal Films
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Tatiana Huezo Sanchez

IMAGE

Ernesto Pardo

SON

Federico González Jordán, Lena Esquenazi

MONTAGE

Lucrecia Gutiérrez Maupomé, Tatiana Huezo Sanchez

MUSIQUE ORIGINALE

Leonardo Heiblum, Jacobo Lieberman

PRODUCTION / DIFFUSION

Pimienta Films, Terminal Films, Cactus Films

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Cinephil

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Un groupe de personnes innocentes accusé de trafics d'êtres humains est jeté en prison. Les autorités annoncent qu'elles ont porté un coup au crime organisé ; l'opinion publique est rassurée. Les victimes de ces procédures sont appelées au Mexique des "Pagadores". Dans son deuxième documentaire, Tatiana Huezo présente une jeune mère qui raconte son voyage en enfer : innocente, privée de liberté, remise à ceux responsables des crimes dont on l'accuse dans une prison privée contrôlée par le Cartel du Golfe. Tempestad est un road-movie : 2000 kms de bus de Matamoros à Cancún dans un pays venteux, couvert et morne. Inspections menées à bien par des hommes à l'air martial armés jusqu'aux dents ; crainte omniprésente. Un pays embourbé dans une guerre invisible dont les lignes de front sont également invisibles. Le spectateur ne voit jamais la protagoniste, mais entend juste sa voix. Les images laissent un espace pour notre propre imagination et nous aident à digérer la monstruosité de son récit. Lorsqu'elles permettent finalement que l'on s'identifie, elles nous trompent en fait car elles nous invitent à penser à d'autres histoires, d'autres destins. Le film raconte l'une de ces histoires, celle d'une artiste de cirque qui a perdu sa fille. Une coupure nécessaire dans un film d'une force phénoménale.

A group of innocent people is charged with human trafficking and thrown into prison. The authorities announce they’ve dealt a blow to organised crime; the public is reassured. “Pagadores” are what the victims of such procedures are called in Mexico. In her second feature documentary, Tatiana Huezo has a young mother recount her journey through hell: innocent, robbed of her liberty, she’s handed over to those for whom she’s being made to atone – in a private prison controlled by the Gulf Cartel.
Tempestad is a road movie: 2000 kilometres by bus from Matamoros to Cancún, through a blustery, overcast, bleak country. Inspections by martial-looking men armed to the teeth, omnipresent fear. A country mired in an invisible war whose front lines are equally invisible. The viewer never sees the protagonist but just hears her voice. The images create space for our own imagination and help us digest the monstrosity of the account. When they create identification, they’re deceiving us, for they’re inviting us to think of other stories, other destinies. The film itself recounts one of these, the story of a circus performer who has lost her daughter. A necessary cut in a film of tremendous force.

Distinctions