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Le Voyage cinématographique de Gaston Méliès à Tahiti
© Jacques Malthête / Nocturnes Productions
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Raphaël Millet

IMAGE

Julien Selleron

SON

Fent Tetuamanuhiri, Jean-Luc Peart

MONTAGE

Bertrand Amiot

PRODUCTION / DIFFUSION

Nocturnes Productions, France Télévisions

PARTICIPATION

CNC

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Nocturnes Productions, Images de la culture (CNC)

ISAN : ISAN 0000-0003-8D1B-0000-Q-0000-0000-X
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Si l’Histoire a retenu le nom de Georges Méliès, elle a quelque peu oublié celui de son frère, Gaston, également producteur et réalisateur dans les jeunes années du cinéma. Il fut pourtant l’un des tout premiers à filmer la Polynésie française, à l’occasion d’un long voyage entrepris pour le compte de la firme de Georges, la Star Film. En puisant dans la correspondance et les films de Gaston, Raphaël Millet nous fait revivre cette aventure.
À l’opposé de Georges, qui tourna ses films "enfermé dans son studio" (Jacques Malthète, descendant des Méliès), Gaston eut très vite l’envie d’aérer son cinéma. Représentant la Star Film aux États-Unis, il tourne volontiers ses films en extérieurs, et a l’idée, en 1912, d’embarquer toute une équipe de tournage dans un périple d’un an aux antipodes, avec l’idée de ramener fictions exotiques et films éducatifs.
The Great South Sea Films Will Be There Soon ! annonce-t-il fièrement dans ses publicités, surfant sur l’engouement pour les mers du Sud d’une époque qui s’enthousiasme pour Gauguin ou Jack London.
Des neuf films tournés lors de sa première escale, Tahiti, la plupart ont disparu. Restent des images rares, mais précieuses en ce qu’elles documentent, parfois malgré elles, un lieu et un moment de l’histoire coloniale française : paysage, architecture, mode vestimentaire, postures, rapports humains. Ce qui n'avait jamais été filmé à l’époque est déjà sur le point de disparaître.