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Il était une fois... Le Havre
© Folamour Productions
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Alan Smithee

AUTEUR(S)

Serge July

IMAGE

Georges Agate

SON

Thierry Blandin, Kamel Founas, Pietu Korhonen

MONTAGE

Roderick James, Éric Renault

PRODUCTION / DIFFUSION

Folamour Productions, ARTE France

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Folamour Productions, ADAV, Éditions Montparnasse

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Le Havre est le 16e long-métrage du cinéaste finlandais Aki Kaurismaki. Marcel, un cireur de chaussures habitant Le Havre, recueille un enfant noir qui s’est échappé d’un container plein de migrants clandestins, et qui est recherché par la police. Avec l’aide de ses voisins, il organise le passage de l’enfant vers l’Angleterre, où l’attend sa mère. Le commissaire chargé de l’enquête évente le plan de Marcel, mais laisse faire. Le film, qui décrit sans fard le sort actuel des sans-papiers, est réaliste mais il a aussi l’allure d’un conte anachronique, marqué par une forte nostalgie des années 50. Sélectionné au Festival de Cannes 2011, Le Havre obtient la même année le prix Louis-Delluc.
Le thème principal du "Havre" est l’immigration clandestine, qui a pris une dimension dramatique en Europe au début des années 90, du fait de la mondialisation économique et du fossé grandissant entre pays du Nord et du Sud. Tandis que les pays européens ferment leurs frontières et durcissent leur arsenal législatif, de multiples naufrages de bateaux de clandestins provoquent des milliers de morts en Méditerranée. Pour Aki Kaurismaki, qui s’appuie directement dans le film sur les événements de Sangatte dans le Pas-de-Calais, cette tragédie humanitaire est un véritable "crime contre l’humanité".
Aki Kaurismaki est né en 1957 en Finlande. Il signe son premier film en 1983, une adaptation de Crime et Châtiment de Dostoievski. A partir des années 90, il alterne les tournages en Finlande et à l’étranger. En 2002, L’Homme sans passé obtient le Grand Prix du festival de Cannes et le Grand prix d’interprétation pour l’actrice Kati Outinen. Si ses films affichent une grande empathie pour les déshérités et les marginaux, sa vision du monde est sombre, mélancolique mais empreinte d’humour noir. Et son style est très reconnaissable : image hyperréaliste, couleurs très picturales, décors épurés, plans fixes, jeu minimal des acteurs, dialogues réduits à l’essentiel.

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