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René Clément, témoin et poète
© Caïmans productions
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COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Alain Ferrari raconte René Clément (1913-1996) à la manière d’un conte mélancolique. Des entretiens avec le cinéaste sont complétés par ses archives, scénarios annotés et dessins, et par les interviews de son épouse, Johanna Clément, de l’historienne Sylvie Lindeperg, du philosophe Edgar Morin, de l’écrivain Olivier Barrot, et des cinéastes anciens assistants de Clément, Yves Boisset et Jean-Jacques Beinex.
Témoin, René Clément l’est dès son premier film, La Bataille du rail (1946), qu’il commence à tourner alors que la guerre n’est pas terminée. Il rend compte de ce qu’il a vu et entendu, et se pose la question du vrai et de l’artifice, utilisant les bruits des machines comme autant de pleurs couvrant la fusillade des Résistants. Poète, le cinéaste le devient la même année en assistant Cocteau sur La Belle et la Bête. Cette rencontre influence les décors féeriques du Château de verre (1950) et son regard sur l’enfance – Jeux interdits (1952). Alternant succès et échecs, le cinéaste est affecté par les attaques de la Nouvelle Vague (François Truffaut : "Clément n’est pas un artiste"). Il y répond avec Plein Soleil (1960), où Tom Ripley rêve de prendre la place d’un autre et finit par le tuer. Perfectionniste, à la recherche d'une justesse psychologique, Clément dirige ses acteurs avec la plus grande précision et demande à ses scénaristes le moindre détail sur les personnages. 
(Martin Drouot, Images de la culture).