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Die Ruinen von Europa
The Ruins of Europe
© RITCS - RITCS Royal Institute for Theatre, Cinema and Sound
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Ira A. Goryainova

IMAGE

Patrick Stevens

SON

Ira A. Goryainova, Bart van der Werken

MONTAGE

Ira A. Goryainova

PRODUCTION / DIFFUSION

RITCS - Royal Institute for Theatre, Cinema and Sound

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Argos Centre for Art and Media Brussels

ISAN : non renseigné - en savoir plus

"J'étais Hamlet. Je me tenais sur le rivage et je parlais avec le ressac blabla, dans le dos les ruines de l'Europe." En apnée, à l'instar de l'Ophélie/Electre du Hamlet-Machine (1977) de Heiner Müller qui escorte la trame du récit, on s'engage ici dans les ruines d'une Europe à la dérive.
Guidé par Faustine du Couvent, une jeune parisienne à l'énergie sombre et poétique, The Ruins of Europe est un objet éminemment personnel qui s'écrit nerveusement, à grand renfort d'images d'archives télévisuelles, pour dresser le portrait d'une société qui se délite. "Télévision. La nausée quotidienne. Nausée. Du verbiage apprêté. De la bonne humeur prescrite. Comment écrit-on bien-être." Gorgé d'images pour exprimer l'excès de violence, le fascisme et la révolte sous toutes ses formes, un film qui se situe entre le manifeste et le cri, ambitieux et sans concession.
Ira A. Goryainova avance les tripes à l'air et à l'aveugle, trop lucide, dans l'obscurité d'un monde qui se partage entre ceux qui croient encore, et ceux qui, ayant abandonné, vivent avec une nonchalance désespérée.
(Emilie Bujès).

In a European union torn into several pro- and contra sides, facing a refugee crisis and in the same time the rise of the right, daily bombed by a plethora of opinions, fast food newsflashes and a continuous stream of images, a certain group of people resigns and looks at it all from the sidelines. Die Ruinen von Europa follows a young Parisienne, a real, nowadays Ophelia/Elektra, as portrayed in Heiner Müller’s apocalyptic play Die Hamletmaschine (1977) which forms the leading path through this unsettling, dark, thought-provoking, doomy meditative trip. The modern day Ophelia is destructive, yet speaks in a cynical but poetic manner about power, use and abuse. A voice out of the darkest corner of a Europe in a severe mental crisis.

Distinctions
  • 2017 : Visions du Réel - Nyon (Suisse) - Compétition Internationale Moyens Métrages