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Mimikrija ir jos sindromai
Syndromes of Mimicry
© Anastasija Piroženko
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Anastasija Piroženko

IMAGE

Edgaras Kordiukovas

SON

Ronnie van der Veer

MONTAGE

Stella Van Voorst Van Beest

MUSIQUE ORIGINALE

Matteo Canetta

PRODUCTION / DIFFUSION

Anastasija Piroženko

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Anastasija Piroženko

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Quels liens peuvent bien exister entre un club minable où des femmes "cougars" dansent lascivement sur une musique de kermesse, un Noir mutique portant un costume de Hussard pour livrer des commandes de fleurs, ou encore un cours de yoga destiné à préparer les corps à une eschatologie ardemment désirée ? La marche forcée vers l'occidentalisation des pays de l'ex-bloc soviétique, au moment de leur entrée dans ce grand ensemble civilisateur que l'on appelle "l'Europe", selon Anastasija Piroženko. Dans des mises en scène qui se tiennent à la limite de l'humour et de la banalité ennuyeuse, la cinéaste propose une satire documentaire grinçante sur ce qu'elle nomme les Syndromes of Mimicry (syndromes d'imitation, en français) censés imprégner l'ethos contemporain des sociétés baltes, la vie quotidienne lituanienne en particulier. Des syndromes qui agissent comme signes ambivalents d'une auto-colonisation volontaire (s'identifier avec les valeurs de l'Ouest pour s'en faire mieux accepter) et d'une réaction compensatoire de "singerie" sur laquelle viendra, peut-être, s'édifier une nouvelle identité nationale.
(Emmanuel Chicon)

What could possibly link an awful nightclub in which “cougar” women dance lasciviously to village party music, a mute black man wearing a Hussar uniform to deliver flower orders, or even a yoga class intended to prepare bodies for an arduously desired eschatology? For Anastasija Piroženko this is the forced march towards westernisation of the former Soviet bloc countries, as they step into this huge civilising group that we call “Europe.” In cinematographically vignettes that draw a fine line between humour and boring banality, the filmmaker proposes a cynical documentary satire on what she names the Syndromes of Mimicry meant to pervade the contemporary ethos of Baltic societies, and day-to-day Lithuanian life. From syndromes, which act like the ambivalent signs of a voluntary self-colonisation (identifying with the values of the West to be better accepted by it) and from a compensatory reaction of “apery” through which, a new national identity will, perhaps, be built.
(Emmanuel Chicon)

Distinctions