film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
BE'JAM BE et cela n'aura pas de fin.
BE’JAM BE the never ending song
© Association Les Obliques
1/1
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"L'arbre Mutan, on le dit arbre, mais au départ c'est une liane qui se sert de l'arbre pour grandir. Et son étreinte finit par le tuer. C'est ce qui va se passer entre nous et les compagnies."

Au Sarawak, l’un des deux États malais de l’île de Bornéo, "ceux de l’amont des rivières" sont les premiers touchés par la déforestation. Les Penan, naguère nomades, sont aujourd’hui dans le cœur du tourbillon : comment continuer à vivre quand tout s’effrite autour de soi, quand le paysage disparaît entraînant avec lui langue, pratiques, esprits ? L’apocalypse, c’est la fin d’un monde - l'amorce d'un nouveau. Le film, traversé par le chant de ceux qui se refusent cependant à abdiquer, raconte l’intime entremêlement de la vie douce à la lutte qui fait rage à l’ombre des grands arbres, et dessine les lignes de résistance des uns et des autres.

Peng et Tepeket, chasseurs-conteurs, et Opo, guide, tracent le chemin du film à travers la jungle luxuriante, et la mystique des indigènes est ré-élaborée, actualisée à la lumière du combat réel mené contre la destruction programmée d'un paysage qui donne sens à leur existence – c'est d'ailleurs l'une des fonctions possibles de la métaphore que d'inclure l'élément étranger dans une dialectique. Thriller documentaire, BE’JAM BE et cela n'aura pas de fin témoigne d'une guérilla forestière moderne, opposant des hommes munis de sarbacanes à des bulldozers.
(Emmanuel Chicon, Visions du Réel 2017)

"The Mutan tree, well we say tree, but originally it’s a liana that uses the tree to climb. And its grasp ends up killing the tree." In Sarawak, one of the two Malaysian states on the island of Borneo, the Penan - who not that long ago were still nomads - are among the first to be affected by deforestation. Peng and Tepeket, hunter-storytellers, and Opo, guide, map out the route through the lavish jungle and the mystique of the indigenous people. This mystique is re-elaborated and updated considering the real combat being led against the programmed destruction of a landscape that gives their existence meaning - serving as a metaphor in which the foreign element is included to create a dialectic. A documentary thriller, BE’JAM BE the never ending song is testament to a modern forest guerrilla, whose men armed with blowpipes face bulldozers. (Emmanuel Chicon, Visions du Réel 2017)

Distinctions