film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
Arbre
Zuhaitz
© Sarah Ouazzani
1/1
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Sarah Ouazzani

IMAGE

Sarah Ouazzani

SON

Sarah Ouazzani

MONTAGE

Sarah Ouazzani

MUSIQUE ORIGINALE

Sarah Ouazzani

PRODUCTION / DIFFUSION

Sarah Ouazzani

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Sarah Ouazzani

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"Zuhaitz" signifie "arbre" en basque. Ce film prend le prétexte d’un rituel païen célébré chaque année autour du 15 août dans un village du pays basque espagnol, pour amorcer une rêverie autour du feu et explorer subjectivement et sensiblement les répercutions de ce rituel sur son environnement proche. À l’image de l’arbre qui unit les contraires, je cherche à concilier l’intimité d’une soirée autour d’un feu à une nuit de fête de village éblouie par la lumière des torches.
Chaque année, dans un petit village du Pays Basque espagnol, le plus grand arbre de la forêt est coupé, ses branches, élaguées. Au cours d’une nuit de fête, son tronc, long d’une trentaine de mètres est dressé sur la place du village, par une dizaine d’hommes, à l’aide de poulies. Des habitants de toute la région, et parfois d’ailleurs, se retrouvent alors pour une semaine de fête à l’issue de laquelle, l’arbre sera abattu une seconde fois, symbolique. Son tronc, s’effondrera avec précision, entre les maisons du village, le moindre faux pas pouvant créer de considérables dégâts, allant jusqu’à entraîner la mort. Son tronc sera coupé en morceau, puis deviendra feu. Plutôt que de donner à voir explicitement ce rituel, j’ai souhaité explorer subjectivement et sensiblement ses répercussions sur son environnement proche : la nature, les animaux, des amis qui se retrouvent, une nuit d’été au coin du feu pour regarder les étoiles filantes. J’ai voulu déplacer le point de gravité de cette fête païenne, du collectif, vers l’intime, l’anecdotique, le quotidien. À partir de la figure de l’arbre, j’ai choisi de jouer avec le symbolisme des éléments ; de déjouer les oppositions en rapprochant l’eau du feu, le ciel de la terre, le jour de la nuit. J’ai agis par glissement et surimpression tant des matières sonores que visuelles, tout en préservant leur autonomie ; ceci afin de favoriser les transformations. Ainsi, un craquement de branche peut devenir beuglement de vache ; un homme, devenir animal ; une étincelle devenir comète.