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L'Évadé
© Label Brune Prod
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COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Dans la mémoire collective, le nom "Oflag XVII A" ne signifie rien. Pourtant, tout le monde sait ce qui s’est passé dans ce camp, ne serait-ce que pour l’avoir vu magnifié par le cinéma. Un homme en sait plus ! Un seul homme connaît la réalité. Non pas parce qu’il était le seul dans ce camp, mais parce qu’il en était le seul survivant, en 2016 ! C’était en Basse-Autriche, au cœur du territoire du IIIe Reich et c’est dans cette base d’internement pour officiers prisonniers de guerre, qu’a eu lieu la fameuse "Grande Évasion". "Grande" par le nombre d’évadés. "Grande" par l’efficacité de la logistique et l’organisation de résistance à l’intérieur comme à l’extérieur du centre. "Grande" voire "immense" par le culot de ces hommes qui la filmèrent après avoir reconstitué une caméra avec des pièces détachées, cachées dans les saucissons des colis de ravitaillement.
Ce fut l’évasion de tous les superlatifs, commise et fomentée par une petite équipe d’irréductibles. Jean Cuene Grandidier était des leurs et il est le dernier survivant des 14 officiers à ne pas avoir été repris par les Allemands sur les 131 échappés. Il savait qu’il aurait pu avoir la vie paisible d’un haut fonctionnaire si l’Histoire n’avait pas rencontré la sienne. Ce XXe siècle, il le connaît bien. Pour ses périodes de calme, de plaisir, mais aussi dans ce qu’il a de pire. Aujourd’hui Jean ne veut pas seulement se souvenir, mais raconter. Se raconter. Au plus près de l’action, nous menant de ce camp autrichien à Paris, en passant par Vienne, Munich et la Suisse, ce film constitue le témoignage intime de ce que fut, en réalité, SA grande évasion. En acceptant de se raconter, en retrouvant ses lieux de vie, d’enfance, d’homme et de militaire, il nous permet de revivre ce XXe siècle, lui le patriote, l’humaniste, qui a toujours gardé espoir et n’a jamais perdu ni le sens de l’humour ni celui de l’ironie.