film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
1048 lunes
© CS Productions
1/3
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Charlotte Serrand

IMAGE

Victor Zébo

SON

Nicolas Boyer

MONTAGE

Charlotte Serrand

MUSIQUE ORIGINALE

Blumone

PRODUCTION / DIFFUSION

CS Productions

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

CS Productions

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

D’abord, l’attente. Celle de Briséis qui, délaissée, face à la mer, attend Achille. Puis Phyllis, déambulant par bois et chemins, qui attend Démophon ; et aussi Héro à guetter le retour de Léandre ; Oenone attendant Pâris ; et bien sûr Pénélope, campée par Françoise Lebrun, à se languir d’Ulysse. Autant de personnages empruntés aux Héroïdes, texte d’Ovide qui revisitait en son temps les figures féminines de la mythologie grecque sous forme d'adresses écrites à l’époux ou l’amant dont elles étaient séparées. Charlotte Serrand prolonge le geste de réappropriation, et si les costumes évoquent l’antiquité, les falaises de Bretagne face à la mer et leur bunkers renvoient très lointainement à la Grèce.
Des lettres où il s’agit d’attente, de désir, de souffrance, il restera très peu, sinon quelques tableaux, et les figures rhétoriques seront prises en charge par autant de musiques à l’anachronisme assumé. Naît un flottement, une tension menant d’hier à aujourd’hui. Peu à peu cette relecture pleine d'humour et d'incongruités se nourrit du présent, la soumission des femmes se fissure, se déplace : elles se rencontrent, s’occupent, comme ce moment de baignade bien contemporain. Seule subsistera l’adresse de Pénélope - question de génération ? - qu’au final, elles oublieront, décidant de partir ensemble, en achevant les 1048 lunes du titre, leur temps d’attente à toutes réunies. (FIDMarseille)

First of all, the waiting. Like Briseis overlooking the sea, waiting for Achilles. Then Phyllis wandering through paths and forests, waiting for Demophon while Hero is on the lookout for Leander’s return; Oenone waiting for Paris; and, of course, Penelope, camped by Françoise Lebrun, longing for Ulysses. All of these characters are borrowed from Heroides, an Ovid’s text revisiting Greek mythology’s feminine figures under the guise of letters and messages sent to spouses or lovers they are separated from. Charlotte Serrand extends Ovide's gesture of reappropriation, and if the costumes evoke Antiquity, the coastal cliff of Vendée and their bunkers are only remotely connected to Greece. Very little will be left of those letters dealing with waiting, desire, and suffering while responsibly anachronistic musics will be attending to Ovid's rhetorical figures. Thus rises a floating tension full of humor and incongruities leading from past to present. And gradually the women’s submission starts cracking and shifting, as they meet, share their time waiting, keep busy - just like that moment steeped into contemporary sensitivity when they all go swimming. Penelope’s message is the only one to subsist - is it a question of generation? - although, ultimately, it will be forgotten as a result of their decision to leave together but also because they have reached the end of the 1048 moons referred to in the title: all of their time spent waiting. (FIDMarseille)

Sortie en salles
  • Date de sortie non définie à ce jour
Distinctions