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Vies de château - Princes de Chimay au quotidien
© Memento production
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Chantale Anciaux

IMAGE

Chantale Anciaux

SON

Cosmas Antoniadis, Philippe Bluard

MONTAGE

Marie-Hélène Mora

MUSIQUE ORIGINALE

Philippe Marion

PRODUCTION / DIFFUSION

Memento Production, RTBF - Radio Télévision Belge Francophone

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Memento Production

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Vies de château révèle un véritable cabinet de curiosités qui combine l’ancien et le nouveau, le vrai et le faux, le beau et le kitsch, le naturel et l’artifice. Dans une fresque à la fois réaliste et burlesque, le film suit le quotidien chamarré d’une foule de personnages d’hier et d’aujourd’hui.
Parmi eux, la douairière, Elisabeth de Chimay – 92 ans - a de vrais dons de conteuse. Elle nous raconte la grande et les petites histoires de la famille en soulignant que de tout temps, les princes ont du se battre pour sauvegarder ce château bâti avant l’an 1000 et maintes fois dévasté par les guerres des empires français et germaniques.
Les femmes, surtout, ont investi leur fortune pour maintenir la maison en état : d’Emilie Pellapra (1806-1871) qui a construit le petit théâtre "Renaissance" jusqu’à Françoise et Philippe aujourd’hui, qui en ont fait leur projet de vie. Dans un décor flamboyant de traditions revisitées, les princes de Chimay accueillent aujourd’hui musiciens et artistes contemporains dans d’étranges face-à-face avec les aïeux et les fantômes des cimaises.
Vies de château avec un "s" car le château de Chimay apparaît comme un petit monde tissé d’identités plurielles en perpétuelle effervescence et sous haute densité affective. Construit en pleine ville, la demeure familiale a toujours été - et reste plus que jamais - ouverte sur la ville, sur la vie et les gens du pays.
Vies de château montre ce joyeux brassage qui brouille les repères traditionnels de rang et d’appartenance de classe propre à Chimay. Il y règne une proximité entre les gens qui n’existe dans aucun autre château. Des relations peu conventionnelles et décomplexées semblent unir les uns aux autres : trois princes et princesses et une vingtaine d’employés y séjournent à demeure, en plus de la main d’œuvre extérieure (jardiniers, menuisiers, ébénistes, doreuse, restauratrice de tableau, garde-chasse, repasseuses, architecte,..).
Comme dans un kaléidoscope, les portraits - hauts en couleurs - s’y entremêlent, la tradition le dispute au fantasque. Les activités mondaines voisinent sans cesse avec les réjouissances populaires, les atmosphères feutrées le disputent aux ambiances survoltées et le passé des aïeux s’allie partout aux destinées des habitants présents. Même microcosme bigarré du côté des coulisses de ces vies de château où l’envers du décor se révèle parsemé d’instants d’humanité et de poésie. Les châtelains s’y racontent sans souci de protocole en s’amusant des célébrations fantasques de leur image.