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592 metroz goiti
Above 592 Metres
© Granada Centre Visual Anthropology / Maddi Barber / Doxa Producciones
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Maddi Barber

IMAGE

Maddi Barber

SON

Maddi Barber, Xanti Salvador

MONTAGE

Maddi Barber, Mirari Echavarri

PRODUCTION / DIFFUSION

Maddi Barber, Granada Centre for Visual Anthropology, Doxa Producciones

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Doxa Producciones

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Espagne, Royaume-Uni | 2018 | 24 minutes
  • Un film de Maddi Barber

Sur les pentes des Pyrénées espagnoles, la construction du barrage d’Itoiz, dans les années 1990, a inondé sept villages. Une ligne de roche nue encercle l’eau verte retenue, marquant le paysage d’une cicatrice qui rappelle la blessure encore vive des habitants déplacés, 592 mètres plus haut. Le paysage a changé et la relation des hommes à leur environnement en a été perturbée. Après s’être battus des années contre l’inondation des villages et des terres, ils sont aujourd’hui les observateurs distants d’un changement subi. Ilargi est éleveur et Javier garde forestier en charge de la préservation des vautours. Ils incarnent chacun un rapport à l’animal et à l’espace très différent. L’une, proche, a une relation qui passe par le toucher alors qu’il prodigue les soins aux vaches. L’autre, forcément loin des rapaces, les observe principalement aux jumelles, dans une relation purement visuelle. Le film se trouve là, dans cette différence de distance et de point de vue qu’induit la perturbation du paysage, et avec elle, celle de tout un écosystème, dans une dualité forte des éléments, entre la vie et la mort.
(Madeline Robert - Visions du Réel)

On the slopes of the Spanish Pyrenees, the construction of the Itoiz Dam in the 1990s flooded seven villages. A line of raw rock encircles the contained green water, marking the landscape with a scar that recalls the still acute injury of the residents displaced 592 metres higher up. The landscape has changed and the relationship between men and their environment has been disturbed. After having fought for years against the flooding of the villages and lands, today they are the distant observers of a suffered change. Ilargi is a farmer and Javier is a park ranger responsible for protecting vultures. They each embody a very different relationship with animals and space. One is close, with a relationship that involves touch as she provides the cows with care. The other, necessarily far from the birds of prey, mainly watching them with binoculars, is in a purely visual relationship. The film lies here, in this difference of distance and point of view created by the disruption of the scenery and, with it, that of an entire ecosystem, in a strong duality of elements, between life and death.
(Madeline Robert)

Distinctions
  • 2018 : Visions du Réel - Nyon (Suisse) - Compétition Internationale Moyens et Courts Métrages