film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
Kropotkin
© Seeland Filmproduktion GmbH
1/1
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Cyril Schäublin

SON

Linda Vogel

PRODUCTION / DIFFUSION

Linda Vogel, Seeland Filmproduktion GmbH

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Seeland Filmproduktion GmbH

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

En 1887, Pierre Kropotkin séjournait brièvement dans le Jura suisse, fief de l'industrie horlogère et épicentre du mouvement anarchiste international. Il conservera une vive impression de sa rencontre avec les ouvriers locaux, puissamment organisés, dont il louera, dans son journal, "les relations égalitaires et l'indépendance de pensée". 140 ans après la "conversion" de celui qui devait théoriser un peu plus tard le communisme libertaire, Cyril Schäublin remet en scène des fragments de ce journal lus en russe, dans le décor actuel : celui où ses aïeux, qui ont travaillé de père en fils dans les manufactures horlogères de cette région jusqu'à leur fermeture, survivent encore. Filmés en plans fixes dans la lumière bleutée et froide de leur foyer, les protagonistes de Kropotkin ne sont plus que des fossiles brisés, les descendants d'un prolétariat porteur d'un avenir radieux, que le jeune aristocrate russe semble avoir rêvé. Leurs réflexions sur le passage du temps, alors que, dehors, le manteau neigeux engloutit les villages déserts, n'en résonnent que plus cruellement.
(Emmanuel Chicon - Visions du Réel)

In 1887, Pierre Kropotkin stayed briefly in the Swiss Jura, fiefdom of the watchmaking industry and epicentre of the international anarchist movement. He would retain a strong impression of his encounter with the highly organised local workers, whose “equalitarian relationships and independent thought” he would praise in his diary. 140 years after the “conversion” of this man who was to theorise libertarian communism a little later on, Cyril Schäublin restages fragments of this diary read in Russian, in the current setting. A place in which his ancestors, who worked from generation to generation in the watchmaking manufactures of this region until their closure, still survive. Filmed in static shots in the bluish and cold light of their home, the protagonists of Kropotkin are no longer anything more than broken fossils, the descendants of a proletariat with a bright future, which the young Russian aristocrat seems to have dreamed. Their reflections on the passage of time, while, outside, the blanket of snow swallows up the deserted villages, only resonate more cruelly.
(Emmanuel Chicon)

Distinctions
  • 2018 : Visions du Réel - Nyon (Suisse) - Compétition Internationale Moyens et Courts Métrages