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Sakda
Rousseau
© Rita Productions / HEAD (Haute École d'art et de design)
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Apichatpong Weerasethakul

PRODUCTION / DIFFUSION

Rita Productions, HEAD (Haute École d'art et de design)

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Rita Productions

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

J’étais un homme qui s’appelait Rousseau.
Mais aujourd’hui mon nom est Sakda.
J’ai un petit ami qui s’appelle Laurent.
C’est un spécialiste des hévéas.
Mais aujourd’hui,
je ne serai plus Sakda,
parce que mon corps
n’appartient à personne,
pas même à moi.
Mais je me souviendrai de la liberté.
Me souviendrai-je de la liberté ?
Me souviendrai-je des histoires des hévéas ?
Mais aujourd’hui
mon nom est Sakda
.”
(Apichatpong Weerasethakul)

Une lumière sombre, quelques accords de guitare, un homme susurre dans un micro, puis c’est un enregistreur posé en bordure du Mékong d’où sort maintenant la voix. Cet essai mystérieux revisite quelques thèmes qui sont chers au réalisateur thaïlandais : la réincarnation, la mémoire, l’onirisme.
Les écrits de Rousseau ont inspiré au réalisateur des réflexions sur la société dans laquelle il vit, la Thaïlande. Il s’est toujours intéressé à ses idées d’appartenance, de relations entre les gens et la nature. Il met en scène ici une réincarnation du philosophe qui ignore s’il parviendra à garder sa mémoire. “Une fois sa voix et son image capturées par la caméra, à qui appartiennent-elles? En est-il le propriétaire ?”, se demande-t-il.

In semi-obscurity, we hear a few chords on the guitar, a man whispering into a microphone then into a recording device on the Mekong river bank, that will relay his voice.