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The Fear of Dying in Transit
  • Allemagne, Suisse | 2018 | 29 minutes
  • Un film de Ian Purnell

Réalisé au moment de l'ouverture du tunnel du Gothard – le plus long tronçon souterrain de chemins de fer, auto-proclamé "le tunnel le plus sûr du monde" – le film a été tourné dans un segment destiné aux exercices d'évacuation d'urgence, et aux visites touristiques. S'y croisent des experts de la sécurité, une thérapeute qui utilise l'hypnose pour surmonter la phobie des tunnels, une actrice, elle-même victime de cette phobie, ou encore un entrepreneur convaincu de l'avenir du transport souterrain. D'un plan à l'autre, on passe d'un décor de grotte à la perfection lisse d'une reconstitution en 3D à l'image des boyaux que le film explore, la narration emprunte des chemins variés, complexes, parfois déroutants, joue d'un ton autant ironique qu'hypnotique, et enchevêtre les niveaux de récit, si bien que le réel et sa simulation sont parfois difficiles à distinguer l'un de l'autre. C'est la simultanéité de cette perte de repères et d'une perfection plastique symbole d'un contrôle absolu qui fait tout le prix de ce film à la maîtrise impressionnante, dans lequel rituels et phobies se révèlent être les deux facettes de notre rapport à l'espace. 
(Céline Guénot - Visions du Réel)

Made at the time of opening of the Gotthard Tunnel—the longest underground rail section, the self-proclaimed “safest tunnel in the world”—the film was shot in a segment designed for evacuation exercises, and for tourist visits. A chance for safety experts, a therapist who uses hypnosis to overcome tunnel phobia, an actor who suffers from this phobia herself, or even an entrepreneur convinced of the future of underground transport to meet. From one shot to another, we move from a cave decor to the smooth perfection of a 3D reconstruction and, like the bowels of the earth explored by the film, the narration takes varied, complex and, at times, baffling paths. It plays with a tone that is as ironic as it is hypnotic, and tangles the narrative levels so well that it is sometimes difficult to distinguish between what is real and what is simulated. The simultaneity of this loss of bearings and the plastic perfection symbolising absolute control is what confers such value upon this extremely masterly film, in which rituals and phobia are revealed as the two facets of our relationship with space.
(Céline Guénot)

Distinctions
  • 2018 : Visions du Réel - Nyon (Suisse) - Compétition Internationale Moyens et Courts Métrages