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Moqholhâ
Les Mongols
© Iranian National Television
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Parviz Kimiavi

IMAGE

Michel Terrier

MONTAGE

Parviz Kimiavi

PRODUCTION / DIFFUSION

Iranian National Television

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Iranian National Television

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Un réalisateur de télévision travaille à une émission sur l’histoire du cinéma et prépare son premier film de cinéma. Son épouse, elle, écrit une thèse sur l’invasion de l’Iran par les Mongols. La télévision l’envoie à Zahedan, au fond du désert iranien, pour y diriger une station de télévision. Alors que les acteurs de son film sont prêts, il doit aussi préparer son voyage. Tout se brouille dans ses pensées rêveuses : la voix de sa femme, sa mission, son futur film, Les Mongols...
Collage exceptionnel du passé, du présent et du futur, chef d’œuvre iconoclaste de Kimiavi, le film est une réflexion sur la modernité et l’impérialisme culturel dans les années 1970 en Iran. Il crée, à partir de la reconstitution de l’invasion mongole au 13e siècle, une réflexion critique sur la présence croissante des écrans de télévision et des antennes dans les villages pauvres d’Iran. Un cinéaste, joué par Kimiavi lui-même, est piégé entre rêve et réalité, scénario et images, comme si toute l’histoire du cinéma était réduite à un paradis artificiel. Voici l’un des films les plus formellement inventifs de l’Iran pré-révolutionnaire, à tel point que le critique français Henri Chapier qualifiera à l’époque le cinéaste de "Godard Iranien".

An outstanding ‘collage’ of past, present and future Kimiavi’s iconoclastic masterpiece The Mongols is a reflection on modernity and cultural imperialism in 1970s Iran. The self-reflective film creates a critical reflection on the expanding presence of TV screens and antennas in Iran’s poor villages with a re-enactment of the Mongols 13th century invasion. A filmmaker played by Kimiavi himself is caught between these movements in the desert trapped between dream and reality, script and images, as if the whole history of cinema was reduced to an artificial paradise. One of the most formally inventive films of pre-revolutionary Iran, its innovation and self-reflection led the French critic Henri Chapier to label Kimiavi ‘Le Godard Iranian.’