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Cas d'école
© C-P productions
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Christophe Coello

IMAGE

Christophe Coello

SON

Christophe Coello

MONTAGE

Bernard Sasia

PRODUCTION / DIFFUSION

C-P Productions, France Télévisions

PARTICIPATION

Région Occitanie / Pyrénées-Méditérannée, Procirep, Angoa-Agicoa, CNC. COSIP

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

C-P Productions

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"Perpignan, St Jacques, "quartier" des Gitans. À 8h, L’école La Miranda compte les enfants absents : ils sont restés dormir. Les raisons ? C’est ce qu’essaie de combattre une équipe d’enseignants lucides et engagés.
Le film retrace ces allers-retours entre les habitants du quartier et l’institution.
Le décor : un quartier délabré en démolition aux places et aux rues investies par les familles, comme un prolongement naturel à leurs foyers. Au centre l’école, accueillante.
Les personnages : des enfants qui, s’ils ont bien compris l’"obligation" d’aller à l’école, n’en voient pas l’"utilité" ; des professeurs qui accompagnent, expliquent inlassablement, revendiquent auprès de la mairie une vraie considération pour les habitants ; des parents, conscients des limites de l’éducation traditionnelle, convaincus que l’école est un moyen d’ascension sociale, mais découragés par des politiques d’exclusion et par des stéréotypes archaïques stigmatisants.
Au-delà d’un constat d’échec, le film construit une mosaïque aux morceaux à première vue disparates : pour les Gitans, l’école permet en effet d’accéder à la réussite sociale, tel l’avocat gitan Ramounet, mais si la mixité avec les "païos", les français, est effective ; les enseignants sollicitent et valorisent, créent des événements, des liens avec le collège, demandent que La Miranda devienne un exemple de mixité. Pourquoi, alors, apparaît-elle comme le contraire, puisqu’aucun enfant "païo" n’y est inscrit ? C’est qu’entre a priori et peurs de part et d’autre, avec un taux de chômage élevé et une population paupérisée, l’exclusion sociale de fait et le manque de volonté politique, les Gitans se renferment sur leur seule richesse : leur langue, leurs traditions et leur mode de vie, qui s’exprime par la solidarité, la joie de vivre, les enfants. L’utilité de l’école publique et obligatoire est largement secondaire, au regard de la vraie question, celle de l’insertion : celle-ci suppose, au départ, acceptation mutuelle. Or, elle n’est pas encore, semble-t-il l’objectif des politiques."
(Marion Blanchaud)

Perpignan, St Jacques, "district" of the Gipsies. In La Miranda school, there are no children : they remained sleeping. The reason why ? That's what a teaching team is trying to fight against. For the inhabitants of the district, the usefulness of the school is widely secondary, compared to the real question which is the integration, depending on a mutual acceptance, far from the stereotypes.

Distinctions