film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
Borges - 2e partie : Les Journées et les Nuits
© ORTF - Office de Radiodiffusion-Télévision Française
1/1
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

José-Maria Berzosa

AUTEUR(S)

André Camp

IMAGE

Jacques Pamart

SON

Jacques Dumas

MONTAGE

Jeanine Martin

MUSIQUE ORIGINALE

Beatriz Ferreyra

PRODUCTION / DIFFUSION

ORTF - Office de Radiodiffusion-Télévision Française

PARTICIPATION

Air France

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

INA - Institut National de l'Audiovisuel, INA VOD

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

De Jorge Luis Borges on pourrait dire qu'il est la littérature incarnée ; nourri dès sa plus tendre enfance à toutes les sources de la littérature mondiale, des plus populaires aux plus ésotériques, il connaît aussi bien Goethe que Flaubert que le haiku.
Son œuvre, poèmes, critiques, "fictions", est à elle seule une réflexion vivante sur toutes ces formes de la littérature à travers époques et lieux, et par là sans doute atteint-elle aux dimensions d'un système philosophique "universel", qui saurait inclure l'idéalisme comme le solipsime ou le matérialisme : cette œuvre n'est-elle pas une ébauche de ce que Borges a appelé la "Bibliothèque de Babel" ?
Pour cette deuxième émission l'auteur a choisi d'interroger Borges sur quelques grands thèmes - la politique, l'information, le temps et la mort - qui ont pour cadre les locaux gigantesques de la Bibliothèque Nationale d'Argentine, dont Borges est le conservateur - se précisent les grands axes autour desquels s'organise la pensée de l'écrivain : le temps et l'identité personnelle, que les deux images mythiques chères à Borges de l'Aleph et du labyrinthe éclairent singulièrement.
La mère de Borges, qui fut pendant quatorze ans à la fois son œil et sa main, nous parle avec émotion des nuits de lecture, de sa prodigieuse mémoire, des opérations qui rendirent pour un temps la vue à son fils, puis de sa définitive cécité.
Une brève interview de la femme qu'il vient d'épouser et auprès de laquelle il a "oublié son propre destin et trouve l'harmonie", compléte ce portrait de l'auteur.
À l'issue d'une séance de spiritisme, Borges évoque pour finir le péronisme et l'association des écrivains, une citation clôt l'émission tandis qu'il pénétre dans le caveau de sa famille : "Mes journées et mes nuits égalent en pauvreté et en richesse celles de Dieu et celles de tous les hommes".