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Carnets volés - 1) De l'attente à la défaite - 2) De la défaite à la captivité
© Beau Comme une Image / ECPAD
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De l'attente à la défaite : la drôle de guerre (surnom dû à Roland Dorgelès) est la période de la Seconde Guerre mondiale qui va de la déclaration de guerre par la France et le Royaume-Uni à l’Allemagne le 3 septembre 1939 à l’invasion par cette dernière de la France de la Belgique, du Luxembourg et des Pays-Bas le 10 mai 1940. À travers témoignages, archives et évocations, le film recrée l’atmosphère étrange de cette période où l’armée française perd le moral de septembre 1939 et, sous l'effet de l'ennui, de l'inaction, de la morosité, sombre dans une profonde dépression, que ne réussisent pas à contrecarrer les activités sportives ni les animations de music-hall. De Jean-Paul Sartre ou Pierre Dac aux simples soldats, les récits de cette époque décrivent une guerre irréelle. Si on ne fait rien ou presque à l'avant sur le front, à l’arrière, au contraire, on s’organise et on s'active, les femmes remplaçant les hommes. Autrement dit, la drôle de guerre, c’est le monde à l’envers...

De la défaite à la captivité  : sur la ligne Maginot, "épicentre" de la drôle de guerre, les soldats, après avoir attendu pendant des mois que l'ennemi les attaque de face, sont obligés de défendre soudain, contre toute attente, leurs arrières... Les 25 000 hommes affectés à la ligne Maginot qui s'étaient ainsi retrouvés à combattre derrière les lignes allemandes sont contraints de se rendre au moment de l'armistice. En 1940, plus de 1 800 000 soldats français ont ainsi été faits prisonniers. 1 450 000 d'entre eux ont ensuite connu la captivité en Allemagne, dont près d'un million pendant cinq ans. Ce phénomène social sans précédent a frappé toutes les couches sociales et toutes les classes d'âge entre 18 et 50 ans ; es prisonniers de guerre sont, pour plus de la moitié, déjà mariés et souvent pères de famille ; 4 % seulement d'entre eux réussiront à s'évader et 40 000 mourront en Allemagne. Pour les autres, le retour, la réinsertion ne seront pas des plus aisés : ils ont changé, la France aussi.