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The Privacy of Wounds
© UpNorth Film / Cinéphage Productions
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Dalia Kury

IMAGE

Dalia Kury, Jonathan Borge Lie, Rabe Irar

SON

Yohann Bernard

MONTAGE

Eyad Hamam

PRODUCTION / DIFFUSION

UpNorth Film, Cinéphage Productions

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

UpNorth Film, Cinéphage Productions

ISAN : ISAN 0000-0005-231B-0000-M-0000-0000-8
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Norvège, France | 2018 | 70 minutes
  • Un film de Dalia Kury

Comment raconter avec authenticité des histoires venues de Syrie ? Est-ce que des anciens prisonniers peuvent révéler leurs sentiments les plus profonds à un étranger ?
La cinéaste jordanienne Dalia Kury a cherché une solution. Pour Privacy of Wounds, elle a reconstitué une cellule de prison dans une cave à Oslo, dans laquelle trois anciens détenus syriens ont accepté de s’enfermer. Ils y ont passé trois jours à échanger leur expérience passée de détention en Syrie, constamment filmés par des caméras sans opérateurs. Ils racontent leurs plus effroyables souvenirs : la mort de leurs co-détenus, les techniques de tortures, le sentiment grandissant d’abandon… Mais sans lamentation. Ces hommes ont été dans le même bateau, ils n’ont pas besoin de s’expliquer certaines choses. Ce qui compte le plus, ce n’est pas tellement les événements eux-mêmes, mais comment ils les ont traversés. Ils l’expriment par la poésie, l’humour, des débats politiques ou des anecdotes personnelles. C’est dans cette intimité faite d’expériences partagées que Dalia Kury trouve l’authenticité qu’elle cherchait.

How do you tell completely authentic stories from Syria? Would former prisoners be able to reveal their deepest feelings to an interviewer? The Jordanian filmmaker Dalia Kury came up with a solution. For The Privacy of Wounds, she reconstructed a prison cell in a Norwegian cellar, in which three Syrian immigrants agree to be locked up. With unmanned cameras constantly filming them, they spend three days without daylight on thin mattresses, talking about their time in different Syrian prisons. They tell the most appalling stories: of the deaths of fellow prisoners, torture techniques, and a growing sense of being abandoned.
But this is no lamentation. The men have all been in the same boat, and there are some things they don’t need to explain to each other. What matters most isn’t so much theevents themselves but how they experienced them personally, and how they express this—through poetry, jokes, political discussions or personal anecdotes. In this intimacy born of shared experience lies the authenticity that Kury was seeking.

Distinctions