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Nasser, du rêve au désastre
© Kuiv Productions
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Ben Salama

IMAGE

Olivier Raffet, François Bordes, Stéphane Patti

SON

Kareem Mohamed Hanafy Hamed

MONTAGE

Thomas Marie

MUSIQUE ORIGINALE

Christophe Marejano

PRODUCTION / DIFFUSION

Kuiv Productions

PARTICIPATION

CNC, Procirep, Angoa-Agicoa, France Télévisions

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Kuiv Productions

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • France | 2016 | 60 minutes
  • Un film de Ben Salama

On peut penser que le monde irait mieux si l'Egyptien Nasser avait réussi son coup. Son ambition de bâtir un panarabisme moderne et laïque aurait peut-être fait école au Moyen-Orient et servi de rempart au fondamentalisme islamique. Cette hypo­thèse pointe discrètement dans ce documentaire, portrait critique du président égyptien, sans grande originalité sur la forme mais précis sur son bilan. Le journaliste Alain Gresh, l'historien israélien Elie Barnavi, l'écrivain Alaa El Aswany (L'Immeuble Yacoubian) ou la fille de Nasser reviennent sur la trajectoire du raïs, l'enthousiasme suscité par ses premières mesures (nationalisation du canal de Suez en 1956, réforme agraire, union diplomatique avec la Syrie...), mais aussi sur ses revers (militaires au Yémen ou contre Israël) et les concessions accordées aux islamistes pour rester au pouvoir.
Foisonnant d'archives, le film pèse le pour et le contre, puis sinue dans l'entre-deux. Gilbert Sinoué, biographe de Nasser, reproche notamment au président d'avoir "détruit le brassage culturel" en faisant fuir les grandes familles du Caire. Derrière le récit de son règne, de 1956 à 1970, affleure néanmoins la nostalgie d'un certain "socialisme arabe", compatible avec l'islam, où l'on pouvait plaisanter sur le port du voile, refuser de front l'impérialisme américain et le communisme soviétique pour imaginer une vaste démocratie arabo-musulmane soudée par-delà les frontières. Ce film narre la fin de cette espérance.
(Erwan Desplanques)