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La Strada per le montagne
The Way to the Mountains
© La Bête / Dugong Films / L'Altauro
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Micol Roubini

IMAGE

Davide Maldi

SON

Stefano Grosso, Giancarlo Rutigliano, Marzia Cordò

MONTAGE

Micol Roubini, Davide Minotti

PRODUCTION / DIFFUSION

La Bête, Dugong Films, L' Altauro

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

La Bête

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Italie, Ukraine, France | 2019 | 84 minutes
  • Un film de Micol Roubini

Le petit village de Jamna, dans l’ouest de l’Ukraine. Un long mur contrôlé par des gardes nerveux et armés. Derrière le mur, un sanato­rium et une vieille maison en bois. Autour du mur, une réalisatrice et son équipe de tournage – peu nom­breuse mais déterminée – à la recherche d’un chemin vers les mon­tagnes. La vieille maison en bois res­semble en tous points à celle appa­raissant sur une photo de 1919, retrouvée au milieu de divers objets personnels ayant appartenus à une famille d’émigrés originaires de l’ex- URSS.  Micol Roubini décide de retourner à Jamna afin de donner une réalité à un pays imaginaire – afin d’y trouver une maison en bois qui aurait été construite par son grand-père, puis abandonnée au cours de la Seconde Guerre mondiale. 
Micol Roubini semble garder à l’es­prit que tout souvenir est une autre forme d’imagination, et que cette photo peut se révéler bien plus réelle que la réalité. Elle poursuit ainsi sa "recherche du temps perdu" dans deux directions. Tout d’abord, elle désire à titre personnel trouver la maison, y pénétrer, et en toucher les murs. Ensuite, elle souhaite engager une recherche plus vaste concernant le passé du village et de ses habitants. Mais le mur qui entoure la maison semble infranchissable, et les villa­geois bien déterminés à emporter leurs secrets avec eux. Dans son style patient et rigoureux, Micol Roubini mène un combat acharné contre la méfiance des habitants. Aux images vient se greffer la narration lyrique et brechtienne de la réalisatrice. Comme dans une sorte de "docu-noir", La Strada per le montagne, sol­licitant l’aide d’un ancien résistant et d’un chauffeur de taxi de la région, aborde des questions aussi simples qu’universelles : que reste-t-il du passé dans le présent ? Pourquoi la mémoire collective doit-elle être biaisée pour être réelle ? 
(Lorenzo Esposito)

Milan. Few objects of common use, belonging to the list of goods that my family carried out of the Soviet Union in 1957, while emigrating to Italy, and a 1919 photography portraying the house where my grandfather was born. In the village of Jamna, in Western Ukraine, a wide area, patrolled by armed guardians. Inside few buildings of an abandoned sanatorium and an old wooden house, that looks exactly like the one owned by my grandfather’s family. The more the inquiry will proceed, the more people will be involved. The inhabitants of the village called to question the events of their recent history and the fate of that building that had been forgotten, will be entangled in the voids of their collective memory. The help of two of them will be crucial: Petro, the oldest partisan of the area, and Yura, the taxi-driver. The confessions will shed light on the fate of the house, just before the whole village will be buried, again, in its silent secrets.

Distinctions
  • 2019 : Cinéma du réel - Paris (France) - Compétition internationale Longs métrages