film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
Parsi
© Centre d'Art Contemporain de Genève
1/3
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Argentine, Suisse, Guinée-Bissau | 2018 | 22 minutes
  • Un film de Eduardo Williams

Traduit en créole bissau-guinéen, "parece" donne "parsi". Imaginé à partir du poème cumulatif de son compatriote Mariano Blatt, dont tous les vers commencent par un "parece que" (on dirait, il semble que), le film d’Eduardo Williams en saisit la force d’incitation – littérale­ment, faire se hâter. Ici un amoncelle­ment d’impressions et d’idées, là, des images qui s’entrechoquent et tour­noient à une vitesse étourdissante. Entre elles, aucun rapport d’illustra­tion : Williams tourne loin d’Argentine et des choses familières, intimes, politiques que Blatt désigne, dans une Guinée Bissau qu’il ne connaît pas a priori mais qu’un film lui donne l’occa­sion d’explorer. Cette indétermination essentielle commande d’étendre en retour un rapport fluide de complicité et de sympathie à toutes les personnes impliquées dans la fabrication. Lu off, le texte de Blatt imprime sa préci­pitation à des plans tournés par les acteurs mêmes qui, comme dans les autres films de Williams, déam­bulent dans leurs quartiers par tous moyens de locomotion à un rythme de plus en plus effréné, manipulant eux-mêmes la caméra dans un circuit réservant mille surprises. Parsi pourrait qualifier l’étonnement que chaque film de Williams suscite : le spectacle d’une constante ébullition d’idées, l’expérience d’une joie simple devant un monde qui s’offre à nous sous une apparence nouvelle, d’un rapport primitif au cinéma où vibre une interrogation quant à la manière dont tout cela a été filmé. 
(Antoine Thirion)

No es ("It isn’t") is a cumulative poem by Mariano Blatt, whose constant writing process extends over a lifetime. The text of the poem, to which verses are added over days, months and years, can cover anything: images, people, memories, landscapes, phrases, ideas, etc. Having that list of “what seems to be but isn’t” ringing in his head, Eduardo Williams’ film Parsi observes in a perpetual movement the spaces and people to create another poem that is caressed, crashes and spins next to No es.
Eduardo Williams’ films explore a fluid mode of observation, looking for mutual relations and open adventures in a physical and virtual network. He believes that uncertainty can yield its own sources of beauty and forms of small-scale resistance through communal escape and shared complicity, so as to chart the rhythms of autonomy over automatism.

Distinctions
  • 2019 : Cinéma du réel - Paris (France) - Compétition internationale Courts métrages