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Forbach Swing
© Productions Balthazar
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Marie Dumora

IMAGE

Marie Dumora

SON

Aline Huber

MONTAGE

Catherine Gouze

PRODUCTION / DIFFUSION

Productions Balthazar

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Productions Balthazar

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

À New-York où, au milieu du film, Samson Schmitt vient de se produire sur une scène de jazz, un producteur enthousiaste lui dit voir une parenté entre le bluegrass américain et la musique manouche que, depuis Forbach, Samson est venu jouer ce soir. Cette scène parmi d’autres, dans un film à l’humeur parfaitement égale, éclaire quelque chose du regard de Forbach Swing. Car il est évident qu’on ne verrait pas un film très différent si Marie Dumora l’avait tourné à Nashville, d’un honkytonk à l’autre, plutôt qu’à Forbach où Samson, Mike, et les autres, perpétuent l’héritage de Django Reinhardt et de Dorado Schmitt - le père de Samson. Si le film est ancré ferme dans un territoire et une culture (tous les personnages/musiciens sont manouches, et Forbach est à deux pas des lieux où Dumora avait tourné, avec des Yéniches, ses précédents films), il dessine une communauté qui est avant tout celle de ses personnages, celle des journées passées à jouer ensemble et du bonheur qu’ils trouvent à le faire, chez eux comme à New York, ou dans le restaurant d’un hôtel Mercure où les plus jeunes font de délicates reprises du répertoire des crooners des années 40/50 - l’Amérique, encore. Ce cap est celui que Marie Dumora tient de film en film, c’est celui des personnages, auxquels sa caméra discrète et scrupuleuse se dévoue entièrement, ici sur un versant d’allégresse qui rappellera les mots du critique Jacques Lourcelles au sujet du Hatari ! d’Howard Hawks, et de son ambition d’"offrir au public une représentation crédible du bonheur."
(Jérôme Momcilovic)

In New-York, where, mid-film, Sam­son Schmitt has just given a jazz per­formance, an enthusiastic producer tells him that he sees a link between American bluegrass music and the gypsy music that Samson, from For­bach, has come to play that same eve­ning. In this even-tempered film, this is one of the scenes that sheds light on the intention of Forbach Swing. Because, clearly, we would not have seen a very different film had Marie Dumora shot it in Nashville, in one honkytonk after another, rather than in Forbach, where Samson, Mike, and the others, are carrying on the legacy of Django Reinhardt and Samson’s father, Dorado Schmitt. The film is firmly rooted in a territory and a culture (all the characters/ musicians are gypsies and Forbach is a stone’s throw from the places where Dumora had shot her previous films on the Yenish). Yet, it depicts a com­munity that coalesces above all through its characters, through a community of days spent playing together and their joy in doing so. They are equally at home in New York or the Mercury Hotel restau­rant where the younger members play from the repertoire of 1940s and 1950s crooners – America, yet again. The course stayed by Marie Dumora from one film to another is that of the characters who are the sole focus of her discreet and scrupulous camera. Here, in a joyful vein reminiscent of what film critic Jacques Lourcelles said about Howard Hawks’ Hatari!, and its ambition to “offer the audience a credible representation of happiness”. 
(Jérôme Momcilovic)

Distinctions