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Madame Baurès
© Triptyque Films
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Mehdi Benallal

IMAGE

Mehdi Benallal, Adrienne Bavière

SON

Marlène Laviale, Pierre Bompy

MONTAGE

Mehdi Benallal, Ariane Prunet

PRODUCTION / DIFFUSION

Triptyque Films

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Triptyque Films

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Balade à travers les actuelles communes de Vincennes et de Saint Mandé où a vécu et lutté Madame Baurès, femme, communiste. En off, la voix du cinéaste rapporte son sou­venir du récit que Raymonde lui a confié. Sa petite histoire fragmentée tente de se recoudre à la grande : l’histoire des banlieues parisiennes, le travail à l’usine, le monde ouvrier, l’arrivée des HLM, les élans collec­tifs, les bagarres personnelles. Sur ce récit, le film laisse le présent s’in­filtrer, des résonances se font, des coïncidences se créent. La caméra est discrète, elle enregistre les pas­sants de ces communes transfor­mées, les promeneurs du Bois de Vincennes, intercepte des voix. Et sur la difficulté d’exister d’une femme, le cinéaste, lui, affronte l’im­possibilité de porter un regard. On lui demande s’il a le droit d’être là pour filmer, pour qui il travaille, s’il a des autorisations. Apparaît la crainte que l’histoire soit oubliée et reste figée dans les statues qui témoignent des luttes du passé et ne semblent plus faire corps avec leur paysage. Finalement, le présent échappe, Madame Baurès bascule et le film la suit. Pour corps il y aura les statues, mémoriaux enfin revita­lisés par le souvenir. Pour voix, il y aura un écho de l’Internationale. L’adresse change, le "elle" devient un "vous". Une dernière lettre, un adieu à une femme et à son monde. Un film pour aider, recenser "les petites gens" et raconter peut-être l’histoire d’une femme qui tient, et celle de l’idée d’une commune qui meurt. 
(Clémence Arrivé)

A stroll through the present-day municipalities of Vincennes and Saint Mandé, once home to Madame Baurès, a woman and Communist. The filmmaker’s voice-over recounts the memory of the story that Ray­monde had entrusted to him. Her own fragmented story attempts to stitch itself onto a wider history: the history of the Paris suburbs, factory work, the world of workers, the arri­val of social housing, collective move­ments, personal clashes. The film allows the present to seep into this story, resonances emerge, coinci­dences happen. The camera is dis­creet, it records passers-by in these transformed towns, walkers in the Bois de Vincennes, it intercepts voices. And the filmmaker confronts the impossibility of exploring a woman’s struggle to exist. He is asked if he has the right to be there filming, who he is working for, if he has the authorisations. The fear that history be forgotten appears and remains fixed in the statues that bear witness to past struggles and no lon­ger seem to be part of the landscape. Eventually, the present escapes, Madame Baurès disappears and the film follows her. For her body, there are statues, memorials finally brought back to life by memory. For her voice, there is an echo of “The Internationale”. She is no longer addressed as “she”, but “you”. A final letter, an adieu to a woman and her world. A film to help, to identify “ordinary people”, and perhaps tell the story of a woman who held fast, and the story of the notion of a dying municipality. 
(Clémence Arrivé)

Distinctions
  • 2019 : Cinéma du réel - Paris (France) - Compétition française Courts métrages