film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
Tsuma Musume Haha
© Ecce Films
1/1
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Alain Della Negra, Kaori Kinoshita

IMAGE

Ryuichi Shimokawa, Alain Della Negra, Kaori Kinoshita

SON

hori, Gen Takahashi, Mikaël Barre

MONTAGE

Fred Piet, Alain Della Negra, Kaori Kinoshita

PRODUCTION / DIFFUSION

Ecce Films

PARTICIPATION

Cinémas 93

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Ecce Films

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Comment se débrouillent les hommes japonais depuis que les femmes ont disparu ? Un postulat de fiction commande tacitement la documentation de rapports amou­reux contemporains qu’Alain Della Negra et Kaori Kinoshita ont entre­prise depuis plusieurs années. Si une spéculation si déconcertante peut exister, c’est parce que plusieurs phénomènes sont là pour l’accrédi­ter. D’abord, bien sûr, l’amour sincère que des humains portent, partout dans le monde mais de manière particulièrement pronon­cée au Japon, à des représentations d’humains – objets inanimés (love dolls, dakimakura), avatars virtuels (popstars numériques, personnages de jeux vidéos) ou physiques (cos­play, kigurumi, zentaï). Mais aussi une inquiétude diffuse quant à l’avenir : dans un Japon frappé par les catastrophes naturelles, ébranlé dans ses structures économiques et sociales, hanté par la décroissance voire la disparition de sa population, où le désir trouvera-t-il un ancrage solide ? Âpre mais drôle, extravagant mais jamais ironique, le film de Kinoshita et Della Negra invente une forme documentaire nouvelle, joyeusement compensatoire, née de toutes les fictions par lesquelles se repeuple un réel aussi inquiet que vivant. 
(Antoine Thirion)

How are Japanese men coping since women disappeared? A fictional premise tacitly undergirds Alain Della Negra and Kaori Kinoshita’s several-year-long documenting of modern-day love relationships. If such a disconcerting speculation exists, it is because several phenomena are there to substantiate it. First, of course, the sincere love that humans give – everywhere in the world but very markedly in Japan – to human representations: inanimate objects (love dolls, dakimakura), virtual avatars (digital popstars, video game characters) or body costumes (cosplay, kigurumi, zentai). Then there is also a diffuse concern about the future: where can desire find a sound anchor in a Japan struck by natural disasters, its economic and social structures shaken, haunted by the decline or even disappearance of its population? Caustic yet comic, extravagant but never ironic, the film of Kinoshita and Della Negra invents a new documentary form, a joyful counterbalance created out of all the fictions able to repopulate a disquieting and vibrant reality. 
(Antoine Thirion)

Distinctions