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Soleil Ô
© Grey Films / Shango Films
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Med Hondo

IMAGE

François Catonné, Jean-Claude Rahaga

SON

Yves Allard, Alain Contrault, Jean-Paul Loublier

MONTAGE

Michèle Masnier, Clément Menuet

MUSIQUE ORIGINALE

George Anderson

PRODUCTION / DIFFUSION

Grey Films, Shango Films

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

The Film Foundation, Ciné-Archives

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • France, Mauritanie | 1971 | 98 minutes | 35 mm
  • Un film de Med Hondo

Un immigré africain en quête de travail, découvre les aspérités de la "Douce France", le racisme de ses collègues, le désintérêt des syndicats et l'indifférence des dignitaires africains qui vivent à Paris, au pays de "nos ancêtres les Gaulois". Un cri de révolte contre toutes les formes d'oppression, la colonisation et toutes ses séquelles politiques, économiques et sociales ainsi qu'une violente dénonciation des fantoches installés au pouvoir dans beaucoup de pays d'Afrique par la bourgeoisie française.
Soleil Ô est le titre d'un chant antillais qui conte la douleur des Noirs amenés du Dahomey aux Caraïbes.

Dans une colonie française non identifiée en Afrique de l'Ouest, les hommes noirs s'alignent devant un prêtre blanc pour le baptême et le "renommage," la première étape d'un processus qui les déracine et les subjugue simultanément. En France, les noirs coloniaux, encouragés par la propagande, viennent chercher une vie meilleure. Ce qu'ils trouvent, c'est le chômage ou une poignée d'emplois "sales", des conditions de vie inacceptables, un racisme nu et une indifférence bureaucratique. En cherchant un nouveau langage, Med Hondo a évité tout récit conventionnel. Des séquences d'ouverture stylisées et surréalistes aux aventures épisodiques d'un homme particulier, le réalisateur présente une série de pièces imaginatives, reliées par le narratif vocal, qui étudient et dramatisent un ensemble de thèmes interdépendants. Une attaque cinglante contre le colonialisme, le film est également un exposé choquant du racisme et un acte d'accusation brutal et ironique des valeurs capitalistes occidentales.
(Festival de Cannes - 2017)

In an unnamed French colony in West Africa, black men line up before a white priest for baptism and renaming-the first step in a process that simultaneously deracinates and subjugates them. In France, colonial blacks, encouraged by propaganda, arrive to seek a better life. What they find is unemployment or a handful of ‘dirty' jobs, unacceptable living conditions, naked racism, and bureaucratic indifference. Searching for a new form, Med Hondo has eschewed all conventional narrative. From the stylized and surreal opening sequences to the episodic adventures of a particular man, the director presents a series of imaginative set pieces, linked by voice-over narrative, that investigate and dramatize a complex of interrelated themes. A scathing attack on colonialism, the film is also a shocking exposé of racism and a brutal and ironic indictment of Western capitalist values.

Sortie en salles
  • Le 4 Janvier 1973
Distinctions