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Georges Franju, le visionnaire
© AMIP
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COMMENT VISIONNER CE FILM ?
  • Distributeur(s) :

    Doc & Film International, The Party Films Sales

  • Vidéothèque permanente, gérée par la Maison du documentaire, accessible sur place ou à distance et réservée exclusivement aux professionnels de l’audiovisuel.
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  • Depuis ses origines en 1978, le fonds Images de la culture, géré directement par le CNC depuis 1996, constitue un outil privilégié pour la diffusion de la culture audiovisuelle en France. Le catalogue totalise aujourd’hui plus de 2700 œuvres documentaires.

    + Images de la Culture
  • Ce film est préservé et consultable à la Bibliothèque nationale de France (bibliothèque de recherche, sur accréditation).
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"En réunissant six entrevues accordées par Georges Franju (1912-1987) entre 1964 et 1987 – soit un laps de temps qui recouvre une partie importante de la carrière du cinéaste – André S. Labarthe fait part de la difficulté de composer un tel document pour approcher l'homme et sa filmographie. D'autant que le film mêle le cadre varié des différentes interviews et quelques extraits de films.
"Regardez attentivement", ordonne ex abrupto Labarthe l'hypnotiseur en préambule. Ce qu’il faut regarder : trois séquences mises bout à bout de La Tête contre les murs (1958) et des Yeux sans visage (1960). La suite propose implicitement l'exégèse de ces fragments, qu'elle organise autour d’une hypothèse de lecture clairement posée : l’inscription d’une dialectique entre réalisme et fantastique au cœur même de l’œuvre. Manifeste, ce beau plan surréaliste du documentaire Le Sang des bêtes (1949) où le cadre escamote un cours d'eau et ne laisse voir qu'un bateau glissant dans la campagne. Ce premier film contient déjà un attrait pour l'insolite dont l'œuvre fictionnelle ne fait que radicaliser l'emploi. La tendance culmine dans Judex (1963), dont la forme issue des serials multiplie les péripéties et autres événements pittoresques et/ou effrayants. À l’intérieur de ce processus, Franju n’a de cesse, tel un romancier réaliste, d’accréditer la fiction."
(Teddy Lussi)

These are six meetings with Georges Franju between 1964 and 1987, the year of his death that we present, after sewing them together with the aim of having a single conversation – that lasted 23 years.
What is a visionary ? One can't help wondering about the legitimacy of this word applied to someone in whom historians agree to recognise one of the most remarkable French directors of documentary films, appearing at the end of the war. Let's listen to Franju himself on the subject of Le Sang des bêtes : "not a document, but a documentary". Or La Tête contre les murs : "It is not madness that attracted me, but the spectacle of madness. Not the document". Or again : "Violence is not the goal, violence is the means. My goal is always reality".
The visionary is not someone who sees something else, but someone who sees further, who does not stop at the external beauty of things. "I believe, said Franju, that only truth is beautiful". But it has to be reached.

Distinctions
  • 2001 : Images en bibliothèques - Paris (France) - Film soutenu par la Commission nationale de sélection des médiathèques