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Drømme fra ødemarken
Dreams from the Outback
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Jannik Splidsboel

IMAGE

Henrik Bohn Ipsen

SON

Lars Halvorsen, Morten Krog Helgesen

MONTAGE

Mikael Kloster Ebbesen

PRODUCTION / DIFFUSION

Larm Film

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

First Hand Films GmbH

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

L'Australie a reconnu l'existence des Aborigènes comme citoyens australiens à part entière en 1967. Jusqu'alors, ces derniers étaient assimilés à la faune de "l’Outback", l'arrière-pays aride, où leur population a survécu à une colonisation féroce. Jannik Splidsboel a posé sa caméra dans la région de Kimberley, où vivent encore les principales communautés, pour saisir les effets délétères d'un si long déni et dresser, à travers deux générations, un état des lieux sensible de l'agonie d'une culture opérée, entre autres, par l'alcool : antidote aux humiliations et à l'isolement ou simple moyen "d'oublier ce qu'on a fait la nuit précédente", comme le raconte Felicity. Personnage central du film, ‘pieta’ meurtrie et combative, elle a refait sa vie avec un homme blanc. Sa fille, issue d'une précédente union, se sent "aborigène" quand son demi-frère, métisse, vit difficilement ce legs. À rebours d'une vision irénique sur le folklore fossile des premiers habitants de l'île-continent, Dreams from the Outback trace avec empathie un chemin possible vers la résilience en filmant le quotidien d'une famille recomposée qui se rêve en matrice d'une altérité à conquérir. 
(Emmanuel Chicon)

Australia recognised Aboriginals as full citizens in 1967. Until then, they were assimilated with the wildlife of the Outback, the arid back-country, where their population struggled to survive the ferocious colonisation. Jannik Splidsboel set down his camera in the Kimberley region, where the main communities still live, to capture the deleterious effects of such a long denial and establish, through two generations, a sensitive picture of the agony of a culture transformed, among other things, by alcohol: an antidote to humiliations and isolation or a simple means to “forget what we did last night”, as recounted by Felicity. As the film’s main character, a distressed and militant ‘pieta’, she has started her new life with a white man. Her daughter from a previous relationship feels “Aboriginal” while her mixed-race half-brother struggles with this legacy. Reversing an irenic vision of the fossilised folklore of the island-continent’s first inhabitants, Dreams from the Outback empathetically draws out a possible path towards resilience by filming the day-to-day of a reconstructed family who dreams of being a model to overcome a sense of otherness. 
(Emmanuel Chicon)

Distinctions