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Soil Without Land
© Mobile Lab Project
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Nontawat Numbenchapol

IMAGE

Nontawat Numbenchapol

MONTAGE

Nontawat Numbenchapol, Aekaphong Saransate

MUSIQUE ORIGINALE

Katenan Juntimathorn

PRODUCTION / DIFFUSION

Mobile Lab Project

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Mobile Lab Project

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Un plan au drone survole une route de crête qui serpente sur un territoire ambigu, la douceur verte des courbes bruissant des échos étouffés d'un conflit. En voix-off, Jai Sang Lod raconte : arrivé en 2001 à la frontière thaïlandaise dans un camp de déplacés avec sa famille pour fuir les combats opposant l'armée birmane à la minorité Shan, il doit rejoindre la Shan State Army pour effectuer son service militaire obligatoire. Nontawat Numbenchapol l'a filmé à ce moment crucial de son existence, quand ce jeune homme paisible doit se résoudre, peu après le décès de sa mère, à laisser ses jeunes frères et sœurs pour apprendre le métier des armes. Soil Without Land ne prend pas fait et cause pour les Shan, le cinéaste révélant la rudesse de la conscription, le sort réservé aux déserteurs, le dressage des corps, la dissolution des complexités individuelles. Jai Sang Lod semble lui-même flotter, saisi entre sommeil et éveil, dans un espace mental flou. Ses mots qui deviennent parfois discours de justification dessinent le portrait d'un être prisonnier d'une identité et d'une condition qu'il n'a pas choisies. 
(Emmanuel Chicon)

A drone shot flies over a ridge road that snakes along an ambiguous territory, the green softness of the curves whispering the muffled echoes of conflict. In the voice-over, Jai Sang Lod recounts how in 2001 he arrived in a displacement camp at the Thai border with his family, fleeing the fighting between the Burmese army and the Shan minority, and had to join the Shan State Army to do his compulsory military service. Nontawat Numbenchapol filmed him in this crucial moment of his existence, as this peaceful young man must accept, shortly after the death of his mother, to leave his young brothers and sisters behind and learn the military profession. Soil Without Land does not defend the cause of the Shan; the filmmaker reveals the harshness of the conscription, the fate awaiting deserters, the training of the corps and the dissolution of individual complexities. Jai Sang Lod himself seems to float, caught between sleep and awakeness, in a blurred mental space. His words, which sometimes become a rhetoric of justification, draw the portrait of a being held prisoner by an identity and a condition that he has not chosen. 
(Emmanuel Chicon)

Distinctions
  • 2019 : Visions du Réel - Nyon (Suisse) - Compétition Internationale Longs Métrages