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Den-Missen Paradis
Le Paradis des enfants
© Grenade
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Nissane Coulibaly

PRODUCTION / DIFFUSION

Grenade

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Grenade

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Un homme revient à Bamako, la ville de son enfance, et perçoit dans les rues – fuyant comme une ombre dans la nuit – le visage de celui qu’il a été autrefois : un enfant perdu. Sa voix se fond alors avec celle des enfants des rues, comme un écho qui répète la même histoire, comme un destin fatal qui marque les corps à travers le temps. Des enfants oubliés de tous qui arpentent les ruelles labyrinthiques des marchés, mendiants jusqu’à l’adolescence, quand ils deviendront alors voleurs, chefs de bande ou protecteurs d’une nouvelle génération d'orphelins. Le film suit le quotidien de Modibo qui raconte, comme s’il était le héros d’un récit épique, le long périple qu’il a parcouru pour arriver à la grande ville – la violence constante, la peur, l’impossibilité de revenir à la maison familiale où plus personne ne veut de lui. La voix des enfants perdus résonne comme un écho funeste qui témoigne de la misère la plus injuste, mais elle se fait entendre aussi comme un acte de résistance. Car ces enfants ne veulent plus de notre pitié. Car ces enfants sont capables, même dans la plus obscure des nuits, de rêver. Un récit sur la force de survie. Un chant d'espoir.
(Elena López Riera)

A man returns to Bamako, the city of his childhood, and perceives in the streets—fleeing like a shadow in the night—the face of what he was in the past: a lost child. His voice then merges with that of the street children, like an echo that repeats the same story, like a fatal fate that marks bodies through time. These children forgotten by all, these children who roam the labyrinthine alleys of the markets, who are beggars until adolescence and then become thieves, gang leaders or protectors to a new generation of orphans. The film follows the day-to-day of Modibo who recounts, as if he were the hero of an epic tale, the long journey he had to make in order to arrive in the big city, the constant violence, the fear, and the impossibility of returning to the family home where nobody wants him anymore. The voice of the lost children resonates like a mournful echo that testifies to the most unjust misery, but that also makes itself heard like an act of resistance. Because these children do not want our pity. Because these children are capable of dreaming, even in the darkest of nights. A tale onthe strength of survival. A song of hope. 
(Elena López Riera)

Distinctions
  • 2019 : Visions du Réel - Nyon (Suisse) - Compétition Internationale Moyens et Courts Métrages