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Isola
© Maximage GmbH Filmproduktion
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COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"On entre dans le film, comme on accède à Gorgona, par la mer. Roc hérissé de verdure, entouré des flots bleu foncé de la Méditerranée. Sur cette petite île, entre la Toscane et la Corse, se trouve une colonie pénitentiaire agricole. Les prisonniers détenus là sont libres de circuler, travaillent dans la vigne, le petit élevage de cochons ou le jardin potager entourant les bâtiments d’incarcération. Ici, le rapport à la nature est particulier et sans doute salvateur. Aurelio Buchwalder avait déjà filmé ce rapport originel, se concentrant sur celui de l’Homme à l’eau du Pô dans son court métrage Driftage (Visions du Réel 2016). Cette fois-ci, sa caméra cherche à capter cela en filmant le paysage de l’île, sauvage et apaisant à la fois, dans une lumière brumeuse et douce. C’est le décor, l’écrin propice à la réflexion, qu’il a choisi pour entamer un dialogue avec les "habitants de l’île" : les détenus mais aussi le personnel encadrant, défilent devant la caméra, lisant des vers, évoquant des moments de leur passé tumultueux avec recul, ou exprimant avec justesse leur rapport à l’isolement."
(Visions du Réel - Madeline Robert)

"We enter the film, like we access Gorgona, by the sea. A rock bristling with greenery, surrounded by the dark blue waves of the Mediterranean. On this small island between Tuscany and Corsica, there is anagricultural penal colony. The prisoners held there are free to move around, working the vines, the small pig farm or the vegetable garden surrounding the prison buildings. Here, the relationship to nature is particular and undoubtedly redeeming. Aurelio Buchwalder had already filmed this original relationship, focusing on that of Man with the waters of the River Po in his short film Driftage (Visions du Réel 2016). This time, his camera seeks to capture that by filming the island’s landscape, simultaneously savage and soothing, in a hazy and soft light. This is the setting, the ideal backdrop for reflection, that he chose to begin a dialogue with the “island’s inhabitants”: the prisoners but also the supervisory staff, appear before the camera, reading verse, evoking moments from their tumultuous past with hindsight, or accurately expressing their relationship with isolation."
(Visions du Réel - Madeline Robert)

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