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À l'écoute
© Ateliers Varan
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Charlotte Marie

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Charlotte Marie

SON

Anne-Sophie Hervieux, Gaëlle Brosse Arriagada, Maïram Guissé

MONTAGE

Célia Nicolas

PRODUCTION / DIFFUSION

Ateliers Varan

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Ateliers Varan

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

À l’entrée des prisons, parmi les familles et les avocats, dans les longues files d’attente pour se rendre en parloir, il existe des gens qui, en temps normal, n’auraient rien à faire en détention. Et pourtant, chaque semaine, ils viennent offrir un temps d’écoute et d’échange aux détenus qui le souhaitent, souvent privés de visites familiales. Ce sont des "visiteurs de prison". Ils sont bénévoles, âgés d’au moins 21 ans et un casier judiciaire vierge. Leur motivation est infaillible car pour obtenir leur permis de visite, ils ont dû vivre un long parcours du combattant : une enquête judiciaire a été faite sur eux, ils ont subi plusieurs interrogatoires de police et ont attendu parfois plus d’un an avant d’obtenir leur agrément.
La plupart de ces bénévoles sont encadrés par une association, l’ANVP (Association Nationale des Prisons), d’origine catholique, aujourd’hui laïque, et qui a vu le jour en 1932. Elle leur fournit les clefs pour apprendre à devenir un bon visiteur : formations, cours sur la justice et des groupes de paroles pour partager leurs expériences. Chaque semaine, ces visiteurs se déplacent en transports en communs, ou empruntent leur voiture, pour se rendre dans la prison où ils exercent, souvent très loin de chez eux. En détention, ils acceptent les règles très restrictives de l’établissement : contrôles de sécurité, univers sonore hostile, et le fait de mettre entre les mains des surveillants leur propre liberté de circuler. Mais une fois dans les parloirs avec "leurs détenus", comme ils les appellent, les murs de la prison tombent. Ils parlent cuisine, littérature, politique ou même de poésie avec eux et le temps reste suspendu. Pour ces hommes et femmes privés de liberté, ces rencontres hebdomadaires sont une évasion mentale de quelques heures, une parenthèse au cours de leur détention. Du côté des bénévoles, ces conversations coupées du monde les enrichie tout autant.