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Gladiateur, Glaive et Fantasmes
© ITV Studios France / ARTE GEIE
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Jérôme Korkikian

IMAGE

Jean-Yves Charpin, Guillaume Tunzini

SON

Christophe Joly, Olivier Virmont

MONTAGE

Olivier Korkikian

MUSIQUE ORIGINALE

Maximilien Mathevon

PRODUCTION / DIFFUSION

ITV Studios France, ARTE GEIE

PARTICIPATION

CNC

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

inconnu à ce jour

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

aucun moyen à ce jour

En plus d’un siècle, le péplum s’est frayé un chemin dans la culture populaire à coups d’épées et de héros bodybuildés. De Quo Vadis à Gladiator en passant par Ben Hur et Spartacus, décryptage d’un genre à part entière.
Le cinéma muet des années 1910 se nourrit déjà des épopées forgées par les civilisations romaine, égyptienne et grecque, mais c'est dans les années 1950 que le péplum connaît son apogée. De la reconstitution gigantesque d’une Rome symbole de la superpuissance américaine (Quo Vadis) à la dénonciation du maccarthysme (Spartacus), le genre s’illustre, en pleine guerre froide, par des superproductions hollywoodiennes. Cet âge d’or s'enracine dans les studios romains de Cinecittà, décors de plus de 180 péplums, dont le spectaculaire Ben Hur. Pendant que les Américains réalisent des blockbusters en Cinémascope pour contrer l’essor du petit écran, les Italiens se réapproprient leur passé avec un cinéma bon marché porté par des héros bodybuildés. Le genre s’éteint au milieu des années 1960 au profit du western spaghetti avant de renaître en 2000 avec le multiprimé Gladiator de Ridley Scott.
En exaltant les aventures romanesques de héros avant tout masculins, le péplum a offert, tout au long de sa trajectoire, une image sensuelle et brutale d’une Antiquité fantasmée. De Victor Mature, premier "Monsieur muscle" du genre (Samson et Dalila en 1949), à Steve Reeves, culturiste vedette (Les Travaux d’Hercule), en passant par Charlton Heston (Ben Hur) ou Robert Taylor (Quo Vadis), Jérôme Korkikian conte la fabuleuse épopée du péplum et de ses icônes, au travers d’archives et d'analyses de connaisseurs, dont le réalisateur Oliver Stone.