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Daphne and Thomas
© Assaf Gruber
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Assaf Gruber

IMAGE

Jutta Pohlmann, Frank Meyer

SON

Frank Bubenzer, Jochen Jezussek, Igor Klaczynski

MONTAGE

Janina Herhoffer, Assaf Gruber

PRODUCTION / DIFFUSION

Assaf Gruber

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Assaf Gruber

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

"L’intrigue ? En ouverture, le récit de la vie de Thomas à la vocation d’artiste contrariée dans l’Allemagne communiste, exposé par sa fille Daphne, que l’on retrouvera, elle, taxidermiste au Muséum d’histoire naturelle de Berlin, et qui, en y rencontrant par hasard Catherine, romancière à la vie singulièrement marquée par le corail, lui racontera celle de ce conservateur à la singulière destinée posthume supposée, alors que…. Mais ne dévoilons pas davantage de cette déconcertante collection de destinées. Voilà la science d’Assaf Gruber, habile à recueillir ou à inventer ces histoires, pour en déceler les connections et les matrices les plus secrètes. Daphne and Thomas se déplie en diptyque, où des échos se renvoient d’une partie à l’autre. Se tisse un écheveau où les corps, les matériaux, les dispositifs et les lieux jouent leur rôle mystérieux. Ainsi un spa à la décoration coloniale, des vitres aux fonctions multiples – conserver, séparer, montrer -, le cabinet de tératologie du Muséum, un diorama alpestre ou des archives filmée de la DEFA. Cette diffraction des points de vue laisse se dessiner des porosités où les microbiographies rencontrent les grands mouvements de l’Histoire, où les institutions ont leur part pour sculpter les destins, alors que les espaces de l’art y sont interrogés de façon oblique. Orchestrant de subtils jeux de contrepoints et de miroir, Gruber souligne ainsi des involutions du temps : rétrospectif, prospectif, encapsulé, avec ses bifurcations, ses enchâssements. Projet politique dont l’enjeu entend relier le disjoint, tracer les linéaments souterrains au-delà du visible alors que, comme s’en inquiète Daphne, "peut-être que notre monde est juste bien sans intrigue".
(FIDMarseille - Nicolas Feodoroff)

Distinctions