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Tu crois que la terre est chose morte
You Think the Earth Is a Dead Thing
© Sister Productions
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125 hectares, c’est la superficie du terrain occupé illicitement depuis 1983 par un collectif d’agriculteurs au Morne-Rouge, dans le nord de la Martinique. Membre fondatrice de ce collectif, Véronique Montjean témoigne de l’histoire de cette occupation tout en travaillant à la récolte de tubercules de dachines dans son champ.
En prenant possession de ce qui était à l’époque une terre en friche, les agriculteurs ont avant tout cherché à contrer le développement de projets immobiliers qui menaçaient de réduire progressivement les terres exploitables de l’île. Depuis, le collectif favorise une agriculture de subsistance fondée sur la biodiversité, par la rotation de cultures locales capables d’assurer des ressources alimentaires en cas de crise ou de catastrophe naturelle. Leur parti pris agricole et politique s’oppose naturellement à la monoculture de la banane mise en place par l’Hexagone. Destinée à l’exportation, cette monoculture occupe 80 % des terres agricoles de l’île. Elle est en outre à l’origine de la pollution à la chlordécone d’une grande partie des sols et des rivières. Cet insecticide cancérigène, aujourd’hui interdit par la convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants, a été utilisé de manière intensive pour lutter contre le charançon du bananier dans les Antilles françaises de 1972 à 1993. Cette pollution aura des conséquences sur l’écosystème et la santé des habitants de la Martinique pour encore des générations. Le projet porté par le collectif du Morne-Rouge n’en apparaît que plus nécessaire, d’autant que les parcelles qu’il cultive ont pu échapper à la contamination.

Just one of the many far-reaching impacts of the slave trade on human history is on agriculture and horticulture. While the French plantation owners on the Caribbean island of Martinique had their gardens laid out in Versailles style, their enslaved workers continued their tradition of using medicinal wild herbs, which grew in hedges on the periphery of the "habitations". The plants were known as rimèd razie, or "hedge remedies".
Nowadays these herbs represent one of several resources through which the people of Martinique counter the health and ecological ravage caused by the use of pesticides on the banana plantations, which cover a quarter of the land. Another form of resistance is being led by farmers who are reclaiming uncultivated lands to grow indigenous vegetables, guided by expert local knowledge and without any industrial pesticides. 
While pruning, chopping and harvesting the plants, local farmers explain, with extensive historic knowledge of the post-colonial era, how difficult it is to preserve biodiversity. These lively interviews alternate with more poetic and tranquil scenes of the island’s lush greenery, and of the cause of the problems: the dangling bunches of bananas, wrapped in plastic.

Sortie en salles
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