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Kenotafas
Cenotaph
© Studio Uljana Kim
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Audrius Stonys

IMAGE

Audrius Kemežys

SON

Saulius Urbanavičius

MONTAGE

Danielius Kokanauskis

MUSIQUE ORIGINALE

Puskunigis Giedrius

PRODUCTION / DIFFUSION

Studio Uljana Kim

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Studio Uljana Kim

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un paysan lituanien a trouvé près de sa maison les dépouilles de trois soldats — deux Russes et un Allemand, qu’il a enterrées précipitamment, par peur des représailles, dans un ravin où il a planté un arbre, pour marquer l’emplacement. Son fils, soixante dix ans après, organise une fouille archéologique afin de retrouver les restes des corps et de les inhumer dignement. Ainsi débute Cenotaph (VdR 2014), qui suit patiemment cette quête hasardeuse (creuser sans repère autre que l’histoire orale) comme un théâtre sisyphien, dont le deuxième acte se joue dans les méandres sans fin des archives, lieu de mémoire institutionnelle. Stonys tisse ainsi une correspondance troublante entre la désintégration/restitution du corps dans l’humus terrestre et son "fantôme", un nom apposé sur une fiche attendant sur un rayonnage la réintégration de celui qui l’a porté dans la communauté des hommes. Le cinéaste lituanien déploie ainsi une méditation vertigineuse sur le temps et l’espace qui est aussi, en creux, un hommage à la force et à la profondeur des sentiments humains.
(Emmanuel Chicon)

During the Second World War, a Lithuanian farmer found the bodies of three dead soldiers — two Russians and a German — near his house. Fearing reprisals, he quickly buried them in a ravine where he planted a tree to mark the spot. Seventy years later, his son organises an archaeological dig to find their remains and give them a dignified burial. Thus begins Cenotaph (VdR 2014), which patiently follows this uncertain quest (digging with no reference point other than oral history) like a Sisyphean play, whose second act is played out in the endless intricacies of the archives, a place of institutional memory. Stonys thus weaves a troubling correlation between the disintegration/restitution of the body in the terrestrial humus and its “phantom”, a name on a form waiting on a shelf for the return of the one who carried it into the community of mankind. In this way, the Lithuanian filmmaker deploys a dizzying meditation on time and space which also, implicitly, pays tribute to the strength and depth of human sentiments.
(Emmanuel Chicon)

Distinctions
  • 2014 : Visions du Réel - Nyon (Suisse) - Compétition Internationale Longs Métrages