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Cuba, un aller et un retour
© Zadig Productions / ARTE France
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Frédéric Compain

IMAGE

Ronin Novoa "El Chino"

SON

Javier Figueroa

MONTAGE

Jean de Certeau

MUSIQUE ORIGINALE

Augustin Viard

PRODUCTION / DIFFUSION

Zadig Productions, ARTE France

PARTICIPATION

CNC, Procirep, Angoa-Agicoa

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Zadig Productions

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Le 25 novembre 2016, Fidel Castro joue un dernier tour à ses ennemis : il meurt dans son lit, après avoir échappé à 638 tentatives d'assassinat – version officielle cubaine. Mais pour ses funérailles, il a préparé à "son" peuple une autre surprise. Dans un long cortège funéraire, ses cendres traversent l'île entre La Havane et Santiago, soit 950 kilomètres d'une spectaculaire procession, sur le parcours de laquelle la foule se masse – ou pas, suivant les stations. Il s’agit en fait d’un hommage à sa propre saga que le Líder Maximo a orchestré. Du 2 au 8 janvier 1959, le jeune guérillero et sa troupe de maquisards avaient effectué le même périple, mais en sens inverse, entrant dans la capitale après la fuite du tyran corrompu Batista. La "caravane de la liberté" avait alors prêché le projet révolutionnaire castriste dans les principales régions du pays, et conquis les cœurs.
Le peuple cubain a-t-il fait son deuil de cet autocrate, qui l'a tenu sous sa coupe pendant cinq décennies ? Comment les habitants ont-ils réagi à ce défilé ? Deux ans après, Frédéric Compain a remonté le fil de l'histoire en parcourant à nouveau l'itinéraire du convoi, à partir de La Havane. Avec ce road-movie inspiré, teinté d’ironie, le réalisateur part à la recherche des traces tangibles de l'épopée castriste. Au gré des rencontres, il sonde l'humeur des Cubains, notant au passage que ses interlocuteurs doivent occuper plusieurs emplois simultanément. Indifférence des plus jeunes, hommage ému de certains des anciens, réserve prudente ou critique acerbe des autres, ce portrait alternatif, entre résignation et espoir, rend compte de la complexité, voire de l'ambiguïté, des liens d'un peuple avec ses dirigeants, fussent-ils peu soucieux de démocratie.