film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
France, tour, détour, deux enfants - Septième mouvement : Violence/Grammaire
© INA - Institut National de l'Audiovisuel / Sonimage
1/2
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Le journaliste converse avec Camille, punie par sa maîtresse à recopier 50 fois la même phrase, sur l’obéissance, le devoir, les lois – celles de l’école et de la vie –, la copie et l’invention, l’école et l’entreprise.

"Le septième mouvement met à plat le rapport entre violence et loi qui dirige notre vie bien plus qu'on ne le croit. La violence, illustrée communément par des images de guerre, est en fait bien là : lorsque la maîtresse, représentante de la GRAMMAIRE c'est-à-dire des règles à respecter, punit Camille et que celle-ci exécute les ordres, il y a VIOL. Robert Linard interroge la petite fille sur l'origine de la violence, sur la notion de marginalité et d'exception en opposition à la règle et aux modèles, par un biais poétique : "Quand un fleuve déborde, tu crois que c'est de la faute du fleuve ou de la faute du rivage qui l'a trop serré ?" Sur le mode de la mise en abîme, la TÉLÉVISION de Jean-Luc Godard et d'Anne-Marie Miéville s'avoue "trop seule à faire ce travail", et annonce une HISTOIRE de paysage coincé dans une carte postale."
(Marie-Anne Lanavère)

Conçu comme un feuilleton en douze épisode, les divers moments de la journée d'une petite fille et d'un petit garçon, sous le regard et les questions de JLG.

The seventh movement goes back to the roots of the relationship between violence and law which rules our life much more than we believe. Violence, commonly illustrated by pictures of war, is in fact clearly present: when the teacher, representing grammar, i.e. rules to be followed, punishes Camille and she carries out orders, there is violation. Robert Linard asks the little girl about the origin of violence, the concept of marginality and exception in relation to rules and models, by poetic means: "When a river overflows, do you think it's the fault of the river or the fault of the bank which squeezed it too hard?" Like an image within an image, the television of Jean-Luc Godard and Anne-Marie Miéville admits that it is "too alone to do this work" and announces a story about a landscape stuck in a postcard.
(Marie-Anne Lanavère)