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Responsabilidad empresarial
Corporate Accountability
© Jonathan Perel
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Jonathan Perel

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Jonathan Perel

SON

Jonathan Perel

MONTAGE

Jonathan Perel

PRODUCTION / DIFFUSION

Jonathan Perel

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Jonathan Perel, ADAV

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Ce film se base sur un livre qui n’a jamais été imprimé : le rapport du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, qui rassemble pour la première fois 25 études de cas permettant de démontrer la responsabilité des entreprises dans la répression qu’ont subie leurs ouvriers.

"Une série de logos, et les noms d’entreprise qu’ils représentent. Certaines sont méconnues en dehors de l’Argentine, d’autres des multinationales mondialement implantées. Puis les sites industriels qui correspondent à chacun de ces logos. Derrière son pare-brise, Jonathan Perel filme les usines, les bâtiments, les grilles d’entrée. C’est la parole qui donne son sens à ces images. Dans sa voiture, Perel lit à haute voix un rapport détaillant la participation de chacune de ces entreprises aux assassinats, à la torture, aux enlèvements et à la répression anti-ouvrière qui suivit immédiatement l’arrivée au pouvoir de la junte militaire.
Le langage peut bien être juridique, l’acte est politique : comment faire entendre la réalité d’une participation, voire incitation, active à la violence d’Etat sous le vernis du business as usual ? Comme dans son précédent Toponimia, Perel n’a qu’une passion : exhumer les traces qui ancrent le présent de la topographie dans le temps de l’histoire refoulée. Mais il se projette cette fois dans l’acte de filmer : la lecture se fait rapide, comme une course fébrile, rageuse et pressée de pouvoir tout dire avant d’être repéré par les vigiles, car toute interruption viendrait rajouter silence à l’oubli. La caméra se terre dans la voiture, pour rappeler au spectateur l’impossibilité de filmer ouvertement ces structures qui définissent toujours un paysage inchangé. Afficher ces contraintes, c’est renouer avec l’exigence d’un cinéma politique qui refuse de laisser à l’amnésie la mémoire des vaincus. Filmer malgré tout, dire à tout prix : s’armer de sa propre fragilité."
(N.L. - FIDMarseille)

Over the last 15 years, the bloody military regime that ruled Argentina from 1976 to 1983 has been referred to as a "civic-military dictatorship" due to the heavy involvement of civil sectors in its operations. Those linked to big factories and companies were the main beneficiaries of the economic policies of the period. These companies actively contributed to the repression of workers and union delegates and even to the tragic count of the 30,000 "desaparecidos".
Jonathan Perel's documentary is as precise as possible about this complicity with death and terror. His method is disarmingly simple, but also clear, powerful and conclusive. The film is structured as a series of steady, handheld long shots recorded from inside a car parked in front of these companies all over Argentina today, most of them still active. On the soundtrack, we hear the voice of Perel himself casually reading out excerpts from a book never printed: the 25 case studies which make up the report by the Ministry of Justice and Human Rights demonstrating corporate accountability in the repression of workers. His gaze is akin to that of private detective determined to prevent these companies from eluding justice.
(LM)

Sortie en salles
  • Date de sortie non définie à ce jour
Distinctions