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Lam ara shayyanaan , ra'ayt kla shay'
I Have Seen Nothing, I Have Seen All
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Yaser Kassab

IMAGE

Yaser Kassab

SON

Bertrand Larrieu

MONTAGE

Rima Alhamedd

PRODUCTION / DIFFUSION

Bidayyat for Audiovisual Arts

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Zenloop

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Après plus de six années hors de son pays, le cinéaste syrien Yaser Kassab continue de chercher à dire la guerre depuis les paysages tristes et sans âme de l'exil. Prisonnier du décor banal d'un appartement qui pourrait être n'importe où, comment dire la colère, le chagrin, de se voir privé de sa famille, de son pays, pour vivre une vie en suspens ? Conversations téléphoniques entrecoupées. Écrans froids ou brisés sur lesquels s'affichent les visages flous des êtres aimés. À travers ses discussions avec son père resté en Syrie, il tente de briser le silence. D'un paysage enneigé, on est soudain transporté dans les rues en ruine d'Alep. Le passage d'un pays à l'autre, les longs travellings en voiture : voici qu'il embrasse la figure du déplacement pour parler de cette guerre qui pousse tout le monde dehors, vivant ou mort. Tandis que les paysages défilent, son père raconte. Il est question de la tombe de son frère cadet, inhumé dans le parc où ils jouaient enfants, dont le régime exige qu'elle soit déplacée. Comme si même les morts n'avaient pas le droit au repos. Comme si cet arrachement ne devait pas avoir de fin. 
(Céline Guénot)

The suburb where Yaser Kassab lives is anonymous and nondescript. Judging by the snow, the nearby woodland and the architecture, he must be somewhere in Scandinavia. But in his mind and heart, the Syrian filmmaker-in-exile is somewhere else: back in Aleppo with his family. He looks at photos of them on the broken screen of his phone. The phone connection is bad, but it’s clear enough to hear his father telling him that the authorities have demanded his younger brother’s grave be moved.
The contrast is stark between the subdued atmosphere of Kassab’s gray-lit adopted home and the jerky footage of a city destroyed by bombs and bullets, made by his family as they drive to the cemetery. The physical distance and emotional separation only intensify each other. Beneath the surface of the conversation, there is rage and desperation about a war so total that even the dead cannot rest.


Distinctions