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Une maison
A House
© HEAD (Haute École d'art et de design) / Judith Auffray
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Judith Auffray

IMAGE

Judith Auffray

SON

Judith Auffray

MONTAGE

Judith Auffray

PRODUCTION / DIFFUSION

Delphine Jeanneret, Judith Auffray, HEAD (Haute École d'art et de design)

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Judith Auffray, ADAV

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Sept jeunes adultes autistes vivent dans une maison de Saint-Hippolyte-du-Fort, au sud des Cévennes. Les tâches du quotidien structurent l’existence, chacun joue sa partition, une forme de vie se compose en marge de la société, hors du langage.

"Pas un foyer ni un centre spécialisé. Une maison : c’est ainsi qu’une mère qualifie simplement le lieu de vie – comme leur inspirateur Fernand Deligny nommait jadis le sien à Monoblet – où son fils réside depuis plusieurs années. Et c’est ce même mot que Judith Auffray retient pour titre de son premier long-métrage, filmé au sein du lieu de vie et d’accueil Tentative à Saint-Hyppolite-du-Fort dans les Cévennes, créée en 2004 par l’ancien collaborateur de Deligny, Thierry Bazzana. Parler d’une maison, c’est séparer radicalement du cadre médical des jeunes autistes que ces lieux accueillent et font sortir de l’enfermement en structurant leur existence autour de tâches du quotidien ; Auffray s’attache à les filmer avec autant d’assiduité qu’ils ont à les accomplir : petit déjeuner, linge, toilette, épluchage, etc. Parler d’une maison, c’est lier ceux-ci à l’histoire d’un lieu et à l’existence d’un soin. Et c’est ce cadre prosaïque, dénomination simple d’un lieu où d’ordinaire tant de romans s’écrivent et se procrastinent, où se joue et s’exprime joie et désespoir de l’existence, que la réalisatrice peuple peu à peu de mots, de descriptions et d’idées lumineuses, dans une structure aussi belle que souple. Au second tiers, ce sont des mots qui apparaissent, tirés de lettres écrites à la fin des années 70 par Deligny aux parents de ceux dont il s’occupait. Puis les paroles des parents des résidents actuels de la maison ; de sorte qu’à la fin cette maison bruisse des gestes, mots, idées et voix qui manifestent toute la clarté dans laquelle baignent aujourd’hui des êtres sortis de leurs limbes."
(A.T. - FIDMarseille)

"Neither hostel nor specialised centre. A house: this is how a mother describes the living area – just as Fernand Deligny, who inspired them, formerly called his own in Monoblet – where her son has been living for several years. Judith Auffray keeps the same word for the title of her first documentary feature, filmed in the Tentative “livin and welcome house” in Saint-Hyppolite-du-Fort in the Cévennes and created in 2004 by one of Deligny’s former colleagues, Thierry Bazzana. To speak of “hous” is a radical departure from the medical structures for autistic youngsters, as these houses welcome them and take them out of confinement by organising their existence around daily tasks; Auffray endeavours to film the youngsters with as much assiduity as they themselves show in accomplishing their tasks: breakfast, laundry, dressing, peeling, etc. Calling it a house connects them to the history of a place, where normally novels are written and are long in coming, where the joy and despair of existence play out and are expressed, that the filmmaker gradually populates with words, descriptions and luminous ideas, in a structure as splendid as it is supple. In the second third of the film, the words, descriptions and luminous ideas, in a structure as splendid as it is supple. In the second third of the film, the words that appear are taken from letters that Deligny wrote in the late 1970s to the parents of those his care. Then come the words of the parents og the house’s current residents, in the end, the house is humming with gestures, words, ideas and voices that clearly show all the brightness that bathes beings released from their limbos."
(A.T. - FIDMarseille)

Distinctions