film-documentaire.fr | PORTAIL DU FILM DOCUMENTAIRE

img img
Elles
The Women
© Ahmed Lallem
1/4
AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Ahmed Lallem

IMAGE

Filip Miroslav, Mohamed Matmati, Taïbi Lamouri

SON

Ahmed Harb, Hafdh Eddine Guenifi

MONTAGE

Rabah Dabouz, Youcef Bengana, Youcef Tobri

PRODUCTION / DIFFUSION

Ahmed Lallem

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Autour du 1er mai, La Cinémathèque française

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

Au lendemain de l’indépendance, des lycéennes algériennes s’expriment sur leur vie ; elles envisagent l’avenir de la démocratie et la place de la femme dans la société.

"Nous discutions beaucoup avec mes élèves de la condition des femmes en Algérie et de leurs rêves. Elles avaient écrit de nombreux textes percutants sur ces thèmes. Un responsable des ciné-clubs les transmit à Ahmed Lallem, que je rencontrai alors. La directrice du lycée l'autorisa à conduire une quarantaine d'entretiens préparatoires au magnétophone avec des lycéennes, puis à filmer avec son équipe un débat en classe où les adolescentes parlèrent de leur vie et de leurs aspirations. Il filma aussi des cours d'arabe dispensés par des enseignants égyptiens dans une optique religieuse très traditionaliste. Beaucoup d'élèves venaient de Kabylie, parlaient peu l'arabe et rejetaient le contenu de cet enseignement."
(Monique Martineau, enseignante coopérante en Algérie en 1966, présente sur le tournage)

"[...] En 1966, Ahmed Lallem réalise Elles, étonnant documentaire dans lequel, quatre ans après l'indépendance de l'Algérie, il donne la parole à des lycéennes de première et de terminale. Prétexte à interroger la société dans laquelle il vit, et laisser évoquer par la jeunesse féminine un quotidien, des frustrations qui pourraient peut-être changer... Le mot "révolution" n'est pas si loin, après tout. Le film ne sera jamais montré publiquement en Algérie. Trente ans après Elles, Ahmed Lallem retrouve quelques-unes des lycéennes et tourne Algériennes, 30 ans après (1995) : Souad, Farida, Hassina ou Badra nous parlent et font le point, à l'heure de la "décennie noire", sur les règles de la société, l'exil, les illusions perdues."
(Émilie Cauquy)

Distinctions